Paris : le monde des espions confie ses secrets dans une exposition à la Cité des sciences

Les producteurs de la série Le Bureau des Légendes ont collaboré à l'exposition. [© Le Bureau des Légendes / Canal+ / FR_tmdb]

Une explosion nucléaire de faible intensité a été détectée. Les services de renseignement français se mobilisent. Et, à partir de ce mardi 15 octobre jusqu'au 10 août, ils demandent votre aide à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris (19e).

Pour plonger les visiteurs de leur exposition «Espions» – accessible à partie de 12 ans – dans le monde opaque de la guerre secrète, les organisateurs ont imaginé un scénario de crise, le plus réaliste possible, et obtenu la collaboration exceptionnelle des six services français et celle, plus triviale mais cruciale, des producteurs de la série française à succès «Le Bureau des Légendes».

Le résultat est une immersion saisissante de réalisme dans un parcours qui commence avec l'entrée dans un sas de contrôle copié sur celui d'un vrai service et se poursuit, sur grand écran, par une réunion de crise dirigée par «Moule à gaufre», alias le colonel Marc Lauré, directeur du renseignement dans la série diffusée par la chaîne Canal+, joué par le même acteur, Gilles Cohen.    

Autour de la table, dans le décor de la série, des comédiens incarnent des fonctionnaires de la DGSE (sécurité extérieure), la DRSD (renseignement et sécurité de la Défense), la DRM (renseignement militaire), DGSI (sécurité intérieure), DNRED (enquêtes douanières), et Tracfin (renseignement financier).

A partir de là, le visiteur passe dans 25 stands dans lesquels des scénographies l'immergent dans le monde secret des espions. Il devra tour à tour analyser dans un casque des conversations interceptées, apprendre les techniques de filature, assister à l'interrogatoire d'un homme d'affaires français soupçonné d'être complice ou victime, «dépoussiérer» un bureau (c'est-à-dire détecter des micros ou des caméras), observer sur des images satellites les locaux des usines suspectes.

«C'est la Cité de sciences et de l'industrie, c'était sérieux et crédible», explique l'un des membres de ces services qui, comme il se doit, demande à rester anonyme. «Pour nous, cela contribue à familiariser le grand public avec la fonction de renseignement, donc il était pertinent de s'y associer».

Pendant le parcours, qui prend en moyenne 90 minutes, le visiteur peut également s'arrêter à des bornes vidéos sur lesquelles il visionne les témoignages exceptionnels de 14 agents de renseignement en activité, filmés en ombres chinoises, qui racontent leur travail et leur monde, dans des témoignages bien sûr visés et approuvés par leurs hiérarchies.

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