L’invisible bientôt visible

Tim Turner, l'acteur de "l'Homme Invisible" donne son sang pour la croix rouge, le 18 mai 1963, en marge du festival de Cannes. [STAFF / AFP]

«On y est presque !» L’optimisme de Sébastien Guenneau, chargé de recherche au CNRS, ravira les amateurs de science-fiction. L’invisibilité ne relève plus du domaine de la fiction.

C’est ce qu’ont rappelé hier à Paris des chercheurs au cours d’un colloque du CNRS, destiné à faire le point sur les dernières avancées. Un grand pas a été franchi. «Aujourd’hui, on sait faire disparaître un objet du champ visuel», explique Sébastien Guenneau. Le principe n’est pas nouveau. Un scientifique anglais, John Pendry, a prouvé en 2006 qu’on pouvait rendre invisible un objet grâce à des matériaux disposés autour.

«Tapis d’invisibilité»

Depuis, ses recherches ont avancé et la théorie est devenue concrète. «Il a créé ce qu’on pourrait appeler un tapis d’invisibilité constitué de deux morceaux d’un matériau astucieusement taillé, la calcite.» L’expérience fonctionne pour l’instant sur un objet de quelques centimètres.

Du tapis à la cape d’invisibilité d’Harry Potter, il y a encore un fossé que les experts ne sont pas parvenus à franchir. «Ce sera plutôt une cuirasse ou une armure qu’une cape flexible», concède Sébastien Guenneau.

En attendant l’étoffe qui rendra invisible, le chercheur du CNRS travaille avec son équipe de l’Institut Fresnel, à Marseille, sur une toute autre «cape d’invisibilité» anti-tsunami : une barrière de cylindres qui, placée autour de piliers d’une plate-forme pétrolière en mer, la protège du déchaînement de la mer. Pour l’instant, elle ne mesure que vingt centimètres, mais des tests grandeur nature sont en cours.  

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