Pas de pierre tombale "Bob l'éponge" pour le vétéran d'Irak

Les pierres tombales ne seront pas restées en place dix jours [Capture d'écran CNN]

Les États-Unis sont agités par une vive polémique. Un soldat américain a vu la pierre tombale de sa sépulture retirée sur la demande du responsable du cimetière. Motif : elle avait été sculptée en forme de "Bob l'éponge".

 

Kimberly Walker, 28 ans, était une ancienne des combats d'Irak où elle avait servi à deux reprises. Mais c'est sur le sol américain que la jeune femme a trouvé la mort, assassinée dans un motel du Colorado, probablement par son petit ami, le soir de la Saint Valentin.

La jeune combattante vouait une passion dévorante au personnage de dessin animé "Bob l'Éponge". Tout ce qu'elle possédait ou presque était dédié à la créature jaune qui fait la joie des enfants. Symboliquement, une peluche "Bob l'Éponge" avait été glissée dans son cercueil lors de la mise en bière.

Pour accompagner le sommeil éternel de la jeune disparue, sa famille a décidé de faire ériger une pierre tombale géante (deux mètres) en forme de "Bob l'Éponge" revêtu d'un uniforme militaire. Le 10 octobre, près de huit mois après le décès, le coûteux ornement (26.000 dollars, soit 19.000 euros) se dressait enfin au-dessus de la sépulture, dans le cimetière de Spring Grove à Cincinnati (Ohio).

 

Deux "Bob l'Éponge" pour le prix d'un

Si la famille assure qu'elle avait reçu l'aval du directeur du cimetière, il semblerait alors que ce dernier aie rapidement changé d'avis. Il faut dire qu'à côté du "Bob l'Éponge" dédié à la jeune femme défunte se dressait un second personnage de la même taille, pour évoquer le lien qui l'unissait à sa soeur jumelle, toujours en vie. Il a donc été décidé de retirer les deux pierres tombales dans les meilleurs délais.

Les monuments ont donc été démantelés sans tarder. Une rencontre avec la famille était prévue mardi pour envisager son dédommagement, qui passerait par le remboursement des frais engagés pour obtenir l'érection des ces créations funéraires originales.

 

Voir le reportage du Guardian (en anglais)

 

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