Pokémon Go : on a joué les bêta-testeurs durant un mois à Paris

Nous avons pu tester l'appli de Niantic et Nintendo en avant-première. [© n.cailleaud pour Direct Matin]

Ce sera sans doute l'appli mobile de l'été. Pokémon Go est désormais disponible sur iOS et Android et propose de se livrer à une véritable chasse à Pikachu et ses amis à travers les villes et les campagnes de France et du monde entier.

Direct Matin a fait partie des bêta-testeurs privilégiés qui, depuis plus d'un mois déjà, ont sillonné les rues parisiennes en quête de monstres. Si de nombreux points ont été améliorés pour la version définitive disponible depuis quelques heures, notre version souffrait principalement de désagréments au niveau de la géolocalisation. Toutefois, l'expérience Pokémon est bien là avec tous ses monstres, ses pokéballs, son pokédex, ses combats et ses rencontres avec d'autres éleveurs passionnés, encyclopédies vivantes de l'univers du jeu.

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Pour les néophytes, Pokémon Go consiste en une version en réalité augmentée de ce jeu vidéo vieux de 20 ans. Concrètement, l'application mobile commence par nous géolocaliser. Il suffit ensuite de se promener à pied ou en transports, pour se voir indiquer sur une carte GPS -inspirée de Google Maps-, un radar à Pokémon. Si l'on ressent une vibration, c'est qu'un petit monstre se cache à proximité. Il convient alors de regarder autour de son personnage pour voir quel type de Pokémon est là. Une petite tape sur l'écran tactile permet ensuite de lancer la phase de capture.

Celle-ci bascule alors vers une interface où la caméra dorsale du smartphone projette à l'écran l'environnement extérieur dans lequel on se trouve. On découvre au milieu de ce décor réel un petit monstre virtuel qui se promène sur le lieu où vous vous trouvez. Il conviendra de l'attraper avec une pokéball. Cette dernière doit être projetée avec son doigt en visant la créature. Si la pokéball la touche, il devient alors possible de la capturer. 

Préférez le bus au métro

Même si elle s'avère assez répétitive, cette phase de capture reste toutefois très prenante et l'on peut parcourir facilement plusieurs kilomètres pour trouver certains Pokémon. Le graal étant, bien entendu, de parvenir à tous les attraper. Durant notre périple parisien et en petite couronne, nous nous sommes retrouvés dans diverses situations cocasses, avec des pokémons dans les arbres ou au milieu d'un hall d'immeuble. L'un d'entre-eux nous a même contraint à entrer dans une boulangerie pour le capturer, devant le regard dubitatif d'une vendeuse.

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Nous vous conseillons d'ailleurs de sortir à l'extérieur des bâtiments afin d'être mieux géolocalisés, pour voir qui sont les Pokémons les plus proches de vous. En transports, nous vous conseillons également de monter en bus, plutôt qu'en métro par exemple. Il est ainsi possible de passer à côté de véritables pépites. On se retrouve certes parfois un peu gêné à côté de son voisin de bus qui vous voit batailler avec un animal virtuel, mais au final il s'agit du moyen le plus sûr pour ratisser large. En une heure ou deux de voyage, il est facile de mettre la main sur une bonne dizaine de Pokémons communs.

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Car, comme dans le jeu d'origine, ce sont les Pokémons rares qui seront difficiles à attraper. Pour se faire, il faut également se renseigner sur divers lieux qui peuvent regorger de secrets. Les monstres aquatiques sont par exemple plus présents près des étendues d'eau, d'autres aux pouvoirs liés aux végétaux se montreront plus souvent dans les bois. Une balade dans un parc parisien se prête d'ailleurs agréablement à revivre les aventures de Sacha et Pikachu.

D'autres moyens de gagner des Pokémon

Se promener est aussi un moyen d'obtenir des objets, gagnés auprès des mystérieux PokéStop. Il s'agit en réalité d'icônes bleues qui s'affichent environ tous les 50 mètres sur la carte GPS. Il suffit d'appuyer dessus avec son doigt pour les faire tourner et une petite animation permet de voir l'enseigne du lieu et des objets s'affichent en récompense. Il convient d'ailleurs d'en croiser un maximum. Car parmi les cadeaux à remporter se trouvent notamment des bonbons, qui permettent de faire évoluer ses monstres et même des œufs mystérieux. Ceux-ci vont éclorent au bout d'un certain temps, ou d'un certains nombre de mètres parcourus (cci est encore mal défini), avant de casser leurs coquilles pour libérer des pokémons surprises. Enfin, les pokémons légendaires, comme Mewtwo, ne seront accessibles que par le biais d'affrontements spéciaux.
 

Des arènes pour des combats face à d'autres joueurs

Car que serait Pokémon sans des combats face à d'autres dresseurs ? Sans doute un jeu de collection moins amusant. Là encore, les développeurs de Niantic invitent à explorer cet aspect avec des duels amusants. Des arènes indiquées de manière conséquente sur la carte (à condition d'être à proximité) sont disposées à différents endroits et il convient de les prendre pour faire notamment évoluer son monstre. En tapotant dessus l'icône, on peut découvrir quel dresseur a pris son contrôle. On peut ensuite lancer le combat et tenter de le remporter pour gagner celle-ci. L'idée ici est faire gagner son équipe, puisque le jeu invite choisir une couleur.

Au final, Pokémon Go laisse une curieuse impression. Celle de pouvoir enfin partir en quête d'une collection qui se remplit au gré de ses promenades ou sur le trajet domicile-travail et qui accompagnera les voyageurs à coup sûr durant leurs vacances. A condition de rester en France ou de pouvoir accéder au wifi à l'étranger, car l'échange de données hors de nos frontières pourrait coûter cher (le jeu fonctionne principalement avec le GPS).

Notre version bêta ne nous a toutefois pas permis de découvrir tous les aspects sociaux qui pourraient être développés autour du jeu. Avec notamment des rencontres physiques ou des tournois multijoueurs qui pourraient alors révéler le potentiel incroyable du jeu, à l'échelle mondiale.

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