Paris : le top 5 des terrasses

La terrasse du 25° Est, le long du canal de l'Ourcq.[Mattis Meichler pour Direct Matin]

En vertu des températures exceptionnellement hautes, les terrasses devraient être bondées ces prochains jours. Et c’est précisément cette image qui a fait la réputation d’un Paris où il fait bon vivre : des tables, des chaises, voire des transats, qui s’installent à l’extérieur dès que les températures deviennent clémentes.

 

Il est difficile de faire son choix tant l’offre est vaste aux quatre coins de la capitale.

Certaines offrent des vues dégagées sur les toits de Paris et proposent, le soir, un coucher de soleil à tomber. D’autres sont à l’écart du vrombissement de la ville. Elles promettent toutes une cure de lumière et surtout un moment de détente. 

 

La plus branchée : Le perchoir

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Crédit : Aude Boissaye

 

Dans la catégorie toit-terrasse, Le Perchoir joue la carte du 360 degrés. Au septième étage d’un immeuble en béton de Ménilmontant, ce bar offre une vue imprenable de la capitale, des toitures en zinc aux courbes du Sacré-Cœur.

La terrasse de 400 m², partagée entre les plantes et le mobilier fait de bric et de broc, abrite aussi une table de mixage, délivrant une ambiance d’un apéro new-yorkais. Entre deux photos de coucher de soleil, on se détend sur des banquettes moelleuses, cocktail du jour (12 euros) dans une main et snacks chics concoctés par le chef dans l’autre.

Sandwich au homard, miniburgers, jambon coupé au comptoir ou mousse de saumon s’avalent sous la lumière de la fin du jour ou des guirlandes, allumées à la nuit tombée. Pour ceux que les tapas ne rassasieraient pas, une salle de restaurant déploie sa décoration industrielle un étage au-dessous, bois de récupération, ciment et baie vitrée à l’appui.

Avec un menu unique (42 à 48 euros), qui change selon les saisons et les envies du chef. Mais cette version parisienne du «rooftop» new-yorkais ou stambouliote est prise d’assaut. Mieux vaut venir à l’ouverture (16h) et la réservation est indispensable pour les repas. 

Le Perchoir, 14, rue Crespin-du-Gast (11e).

 

La plus balnéaire : Le 25° Est

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Crédit M.Meichler pour Directmatin.fr

 

A deux pas de la place Stalingrad, le 25° Est s’étend sur le bord du canal de l’Ourcq. Cette institution du quartier ne désemplit pas, été comme hiver. Et ce n’est pas une mais deux terrasses qui s’offrent au client.

A l’étage, les tables  s’étendent sur une vaste surface. Entre le dôme de la Rotonde et les péniches qui longent le canal, la vue n’est pas désagréable. On préférera la terrasse du rez-de-chaussée. Les quelques tables isolées sur le côté gauche de l’entrée sont assez en retrait pour passer un moment au calme.

Le lieu est aussi une adresse efficace pour se restaurer à toute heure. La carte est simple : salade italienne, tagliatelles au saumon, magret de canard... Et les prix restent abordables (autour de 12 euros le plat).

Pour ceux qui préfèrent s’installer pour boire un verre, la carte comporte un choix de cocktails classiques à des prix corrects : mojito à 7 euros, caïpirinha à 6 euros... Autre point fort du lieu : le service est jeune, agréable et patient.

Le 25° Est, 10, place de la Bataille de Stalingrad (19e).

 

La plus aquatique : Le Petit Bain

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Crédit : DR

 

Terrasse, restaurant, salle de concert ou jardin aquatique ? Amarré au pied de la Bibliothèque nationale de France, Le Petit Bain est un peu tout ça à la fois.

Sur le pont supérieur, qui offre une vue imprenable sur la Seine, les clients sont invités à boire un verre dans un écrin de verdure imaginé par le paysagiste Antoine Quenardel.

Au milieu des plantes aquatiques, qui trônent dans des baignoires récupérées lors de la démolition d’une HLM de Romainville, les plus affamés pourront se rabattre sur des planches (10 euros) ou sur la carte du chef, volontairement réduite, qui change tous les jours (entrée + plat + dessert à 23 euros).

Et pour ceux que la douce musique du clapotis de l’eau ne suffit pas à divertir, Le Petit Bain est aussi une salle de concert. Du rock vietnamien au tango turc, en passant par le hip-hop africain, la programmation y est résolument cosmopolite et rafraîchissante.

Enfin, cerise sur le gâteau, les créateurs du lieu ont voulu faire du Petit Bain une véritable entreprise d’insertion. Une initiative qui se traduit par l’emploi de personnes en voie de réinsertion et par la mise en place de divers ateliers et formations.

Le Petit Bain, 7, port de la Gare (13e).

 

La plus cachée : Le café A

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Crédit M.Meichler pour Directmatin.fr

 

Las de l’agitation du quartier du canal Saint-Martin ? Une pause s’impose au Café A, havre de paix niché dans la cour de l’ex-couvent des Récollets qui date du XVIIe siècle, et reconverti aujourd'hui en Maison de l’architecture.

Après avoir franchi une grille, on pénètre dans un espace protégé par des arbres où plusieurs tables se dressent, et parfois des transats quand le temps est clément.

C’est presque la campagne. L’idéal est de venir l’après-midi pour siroter un jus tout en bouquinant. On peut aussi venir avec des amis le soir pour l’apéro. Mais mieux vaut ne pas arriver trop tard pour être sûr de trouver une chaise.

Le Café A, c’est aussi un lieu culturel qui accueille des concerts. Le programme se trouve sur leur page Facebook.

Le Café A, 14, rue du Faubourg-Saint-Martin (10e).

 

La plus pittoresque : Le Saut du Loup

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Crédit : Henri Comte

C’est un havre de paix au cœur de la capitale. Alors qu’à quelques mètres de là, les touristes se pressent dans le Food Court du Carrousel, le restaurant du musée des Arts décoratifs déploie sa terrasse dans les jardins du Louvre. Décor épuré, spacieuses tables rondes, parasols graphiques... le cadre impeccable est assez sobre pour ne pas dénaturer le paysage.

On déjeune face au Louvre, séparé du palais par quelques arbres et une pelouse au carré. A l’heure du dîner, alors que les promeneurs ont déserté le parc, l’endroit devient féerique. Seul le bruit des conversations de la terrasse vient briser le calme du grand jardin désert, on se croirait coupé du monde. 

Bien sûr, ce cadre exceptionnel a un prix, mais il est loin d’être scandaleux pour le quartier : une douzaine d’euros pour une entrée, une vingtaine pour un plat, une dizaine pour un dessert. 

A la carte, du classique (cabillaud rôti et ratatouille, tartare de bœuf et frites maison) avec une pointe d’inventivité du côté des entrées (cappuccino de butternut et marrons, cannelloni aux deux saumons et crème acidulée). Entre midi et 18h, un coin brasserie propose salades, tartines Poilâne et assiettes à partager, là encore à un prix raisonnable. Bon à savoir : au déjeuner, le menu à 25 euros n’en coûtera que 22 sur présentation du ticket du musée. 

Le Saut du Loup, 107, rue de Rivoli (1er).

 

 

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