Projet de plan social à Paris-Normandie

La direction de Paris-Normandie et des titres qui lui sont associés, en redressement judiciaire, a présenté mercredi un projet de Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) accompagnant la suppression de 111 postes sur 307, a-t-elle annoncé dans un communiqué.[AFP/Archives]

La direction de Paris-Normandie et des titres qui lui sont associés, en redressement judiciaire, a présenté mercredi un projet de Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) accompagnant la suppression de 111 postes sur 307, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

"L'objectif est de retrouver l'équilibre d'exploitation des titres dès 2013, et de renouer avec les bénéfices en 2015", a précisé Michel Lepinay, président de la Société normande de presse, d'édition et d'impression (SNPEI) qui édite Paris-Normandie ainsi que les titres de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et Le Progrès de Fécamp.

Ce PSE présenté lors d'une réunion extraordinaire du comité d'entreprise s'inscrit dans le cadre d'un projet de "plan de développement" prévoyant une nouvelle formule, le développement des activités et une réduction globale des coûts de structure et de production. Il concerne toutes les catégories de personnel et l'ensemble des sites, a indiqué la direction.

Selon les syndicats qui veulent soumettre ce projet à leurs avocats et à des experts, figure dans le plan la suppression de 21 postes de journalistes sur 107. "Nous sommes très critiques vis-à-vis de ce plan qui montre que le Groupe Hersant Média (GHM) dont nous dépendons n'assume plus son rôle d'actionnaire", a indiqué Benoît Marin-Curtoud, délégué du SNJ.

"Le véritable objectif de ce plan est de faire remonter les dividendes jusqu'à GHM de manière à ce qu'il garde la main sur ses titres dans le cadre du rapprochement en cours avec le Belge Rossel", a affirmé Steve Beneteau, secrétaire général du syndicat du livre CGT de la SNPEI.

La SNPEI a été placée en redressement judiciaire le 29 février par le Tribunal de commerce du Havre qui a placé l'entreprise en observation pour une période de six semaines avec nomination de deux administrateurs. La régie publicitaire SNP de ces titres qui emploie une soixantaine de personnes a également été placée en redressement judiciaire mais elle n'était pas concernée par la réunion de mercredi.

Selon Michel Lepinay, le plan projeté dont la mise en oeuvre doit être "rapide" est "indispensable pour être en mesure de présenter un plan de continuation de l'activité ou intéresser d'éventuels repreneurs". Ce plan de continuation qui comportera des volets financier, économique et social pourrait être examiné par les juges consulaires lors d'une audience prévue le 11 avril.

Selon l'OJD, la diffusion totale de ces titres qui continuent de paraître durant la période de redressement judiciaire a atteint 76.000 exemplaires en 2011, soit une baisse de 26% depuis cinq ans. Et, selon les syndicats, la SNPEI a accusé un déficit d'exploitation de deux millions d'euros en 2011 pour un chiffre d'affaires de 40 millions.

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