James Murdoch doit démissionner mardi de BSkyB

James Murdoch, le fils du magnat des médias Rupert Murdoch, présenté un temps comme son successeur, doit démissionner mardi de la présidence du bouquet satellitaire BSkyB, a annoncé la chaîne Sky News, dont le groupe Murdoch est le premier actionnaire.[AFP/Archives]

James Murdoch, le fils du magnat des médias Rupert Murdoch, présenté un temps comme son successeur, doit démissionner mardi de la présidence du bouquet satellitaire BSkyB, a annoncé la chaîne Sky News, dont le groupe Murdoch est le premier actionnaire.

Cette démission intervient alors que le scandale des écoutes téléphoniques au sein d'un ex-tabloïde du groupe Murdoch, News of the World, secoue depuis des mois le Royaume-Uni et l'empire du magnat des médias.

Selon Sky News, il devrait néanmoins rester membre du conseil d'administration, qui devait se réunir plus tard dans la journée.

D'après la BBC, James Murdoch, 39 ans, aurait choisi lui-même de quitter ses fonctions pour mettre fin aux critiques liées à l'affaire des écoutes.

BSkyB n'était pas joignable dans l'immédiat et News Corporation, le groupe de Rupert Murdoch, s'est refusé à tout commentaire.

Président de BskyB depuis 2007, après en avoir été le directeur-général pendant quatre ans, James Murdoch avait sauvé sa place en novembre à la direction du bouquet satellitaire britannique, malgré la rébellion d'une forte minorité d'actionnaires.

Malgré de bons résultats, certains s'étaient publiquement prononcés contre son maintien, échaudés par la tempête politico-médiatique autour de News of the World, contraint de fermer l'été dernier. Ils jugeaient que sa présence entachait la réputation de la société.

Il a été entendu à deux reprises par une commission parlementaire sur cette affaire et s'était fait traiter publiquement de "chef mafieux" par un député britannique, bien qu'il ait toujours affirmé avoir ignoré l'étendue des écoutes au sein du tabloïde.

Le groupe News Corp. possède 39,1% de BSkyB.

News Corp. avait fait en 2010 une offre de près de 10 milliards d'euros pour racheter le reste des parts, voulant bénéficier de la totalité des formidables profits générés par le bouquet satellitaire.

BSkyB est en outre sous la menace d'une enquête du régulateur des télécoms, l'Ofcom, qui doit vérifier si News Corp., au vu du scandale des écoutes, constitue toujours un actionnaire "apte et convenable" pour le bouquet satellitaire.

James Murdoch avait remis le 29 février sa démission de la présidence de News International, qui chapeaute les journaux britanniques de News Corp.

Il était devenu en mars 2011 numéro 3 du groupe. Cette promotion avait été perçue comme un signe que son père, 80 ans, l'avait choisi pour lui succéder après avoir jeté son dévolu jusqu'en 2005 sur son fils aîné Lachlan.

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