Canal+ n'aura pas besoin de se séparer de CanalSat

Les locaux de Canal + et de TPS, alors en concurrence, à Issy-les-Moulineaux en 2005[AFP/Archives]

L'Autorité de la concurrence n'imposera pas au groupe Canal+ de se séparer de son distributeur CanalSat et l'autorisera à poursuivre l'auto-distribution de ses chaînes, a déclaré lundi Bruno Lasserre, président du gendarme de la concurrence.

En septembre, l'Autorité a retiré l'autorisation de rachat du bouquet satellite TPS par Canal+ en 2006, estimant que le groupe de TV payante avait manqué à ses engagements. L'Autorité de la concurrence se prononcera d'ici le 24 juillet sur ce dossier.

D'ores et déjà, Bruno Lasserre a exclu deux mesures proposées par des opérateurs du secteur pour réduire la position dominante de Canal+ dans la TV payante: l'une porte sur la vente de CanalSat et l'autre sur l'auto-distribution par Canal+ de ses propres chaînes (Canal+, Canal Décalé, Cinéma+...).

La "séparation structurelle" entre Canal+ et CanalSat "casserait l'intégration verticale qui, certes, peut produire des effets anti-concurrentiels, mais est aussi bénéfique et compatible avec la logique industrielle de la télévision payante", a estimé Bruno Lasserre.

Concernant le seconde mesure, elle "perturberait profondément le financement du cinéma en France", a-t-il assuré. La contribution de Canal+ à l'industrie du cinéma est calculée en fonction d'un chiffre d'affaires qui comprend les revenus de cette auto-distribution.

Dans sa décision, l'Autorité aura pour objectif de faire émerger des offres d'entrée de gamme, à côté de celle, "premium et relativement onéreuse de Canal+".

"De ce point de vue là, les fournisseurs d'accès à internet peuvent jouer un rôle pour constituer une offre alternative à Canal+. Aujourd'hui, ils le peuvent difficilement", a assuré M. Lasserre.

À suivre aussi

Nos conseils pour repérer les infox
Médias Nos conseils pour repérer les infox
Drame Enfants fauchés à Lorient : le chauffard avait écrit une lettre aux médias pour se défendre
Médias Laurent Ruquier : «nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa»

Ailleurs sur le web

Derniers articles