Le Canard enchaîné ouvre un compte sur Twitter

Le Canard enchaîné lors de son impression, en 2003[AFP/Archives]

L'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné a ouvert mercredi un compte Twitter pour protéger son nom sur le réseau social et diffuser les titres de ses éditions la veille de leur parution.

"On a simplement récupéré le compte Twitter que quelqu'un avait créé en utilisant notre nom. Ce qu'on va en faire, c'est un autre débat", a expliqué Nicolas Brimo, journaliste de l'hebdomadaire.

Un message signalant l'arrivée de l'hebdomadaire sur Twitter a été publié un peu avant midi. Les autres tweets sont essentiellement des réponses aux utilisateurs souhaitant bienvenue au Canard. Plus de 5.000 utilisateurs se sont abonnés au compte en à peine deux heures.

"On y mettra probablement le mardi, très tard, les sur-bandeaux de l'édition du lendemain, mais on ne l'utilisera pas pour des informations ou quoi que ce soit", a précisé Nicolas Brimo.

L'hebdomadaire a par ailleurs refusé d'être référencé sur Google Actualités, a-t-il précisé. Pour l'instant, il n'a ouvert qu'une page web sommaire pour protéger son nom, donner quelques informations pratiques et justifier son refus d'y publier du contenu.

"Notre métier, c'est d'informer et de distraire nos lecteurs, avec du papier journal et de l'encre. C'est un beau métier qui suffit à occuper notre équipe", peut-on lire sur le site.

"Peut-être que dans dix ans nous serons sur internet. Cela dépendra de la législation sur les droits d'auteurs. Internet n'est pas un espace de liberté, c'est un espace marchand. Aujourd'hui, ceux qui gagnent de l'argent, se sont les fournisseurs d'accès, pas les journaux", a conclu Nicolas Brimo.

Un autre compte Twitter, qui se présente explicitement comme "non officiel", utilise le nom et le logo de l'hebdomadaire pour diffuser ses unes la veille de sa mise en kiosque.

Vous aimerez aussi

Fait divers Un pédophile emprisonné en recrute un autre sur Internet pour qu’il viole sa fille
Un ordinateur portable infecté par un rançongiciel dans le cadre d'une cyberattaque mondiale, en juin 2017  [Rob Engelaar / ANP/AFP/Archives]
Internet La France tente de relancer les négociations internationales sur le cyberespace
Internet Facebook Messenger : une nouvelle fonctionnalité pour supprimer un message dix minutes après son envoi

Ailleurs sur le web

Derniers articles