CSA : Schrameck promet indépendance et impartialité

Olivier Schrameck, nouveau président du CSA, le 23 janvier 2013 à Paris [Thomas Samson / AFP] Olivier Schrameck, nouveau président du CSA, le 23 janvier 2013 à Paris [Thomas Samson / AFP]

Veiller à l'impartialité du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), travailler main dans la main avec l'Arcep, l'autorité de la concurrence et la Cnil, lancer la radio numérique: Olivier Schrameck, nouveau président du gendarme de l'audiovisuel, a présenté mercredi sa feuille de route à l'Assemblée.

Ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, ancien ambassadeur à Madrid, conseiller d'Etat, M. Schrameck, 61 ans, succédera jeudi à Michel Boyon, à la tête de l'autorité de régulation de l'audiovisuel depuis 2007.

Nommé début janvier par l'Elysée, ce proche du pouvoir a insisté devant la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale sur son attachement à l'indépendance, tout au long de sa carrière.

"D'une fonction à l'autre, j'ai considéré comme essentielles l'indépendance et l'impartialité (...) et bien entendu le pluralisme renforcé garanti par la collégialité", a-t-il assuré, avant de s'adresser aux sénateurs en début d'après-midi. Les votes seront communiqués en fin de journée.

Il a également insisté sur "le respect constant de la liberté et l'indépendance des médias": "Pas une fois, je ne suis intervenu que ce soit pour répondre à une critique, pour suggérer une position, pour relayer une intervention. Si je n'étais pas resté fidèle à cette attitude, quelles que soient les vicissitude de la vie publique, je ne serais pas aujourd'hui président" du CSA, a-t-il affirmé.

Il a toutefois refusé de commenter la volonté de la ministre de la Communication Aurélie Filippetti de changer le mode de désignation des membres du CSA, actuellement nommés par le président de la République et les présidents respectifs de l'Assemblée et du Sénat.

Concernant le rapprochement entre l'Autorité des télécoms (Arcep) et le CSA voulu par Matignon, le futur président du CSA penche plus pour une "coopération" que pour une fusion, car tout "changement structurel profond" entraîne un "coût parfois inattendu" et une "lourdeur souvent inévitable".

Olivier Schrameck, nouveau président du CSA, le 23 janvier 2013 à Paris [Thomas Samson / AFP]
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Olivier Schrameck, nouveau président du CSA, le 23 janvier 2013 à Paris
 

"La coopération" entre le CSA et l'Arcep a "vocation à se renforcer grandement", selon lui. "Je ne crois pas qu'il soit bon de séparer les affaires économiques d'une part, culturelles et sociétales d'autre part".

La ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, avait indiqué en décembre être "favorable" à un rapprochement, mais pas à une fusion. Elle avait évoqué "un collège ou un groupe de travail communs" aux deux entités sur les sujets les intéressant toutes les deux.

De son côté, l'Arcep avait esquissé en octobre trois scénarios pour un éventuel rapprochement avec son homologue de l'audiovisuel, dont le premier consistait en une "coopération institutionnelle renforcée", via la création d'une instance commune.

Parallèlement, M. Schrameck envisage de développer les relations "déjà substantielles" avec l'Autorité de la concurrence, ainsi que celles, "plus ténues" avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

M. Schrameck a par ailleurs taclé M. Boyon sur le dossier des TV locales, se disant "sensible" aux problèmes de numérotation auxquelles elles ont "pu se heurter" en décembre lors de l'arrivée des six nouvelles chaînes de la TNT. Elles ont alors vu leur numérotation changée par le CSA. Jugeant "injuste et pénalisante" la nouvelle numérotation, une quarantaine de chaînes locales ont porté l'affaire devant le conseil d'Etat, mais ont été déboutées fin octobre.

Le nouveau président du CSA a enfin laissé la porte ouverte à la radio numérique terrestre, dont le lancement à été reporté à maintes reprises.

"Il me semble que c'est dans les zones moins bien desservies par les radios analogiques qu'il faut porter une attention privilégiée", a-t-il dit.

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