Les journaux à France 3 perturbés par une grève

Le logo de France 3 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives] Le logo de France 3 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives]

Une grève des techniciens de plateau, de régie et de maintenance perturbait jeudi les journaux nationaux de France 3, a-t-on appris auprès de la direction de la chaîne et des syndicats, qui protestent contre leurs futurs statuts, liés à la mise en place d'une entreprise commune.

Jeudi, le journal national de la mi-journée était limité à un "tout-image" et ceux du soir devaient probablement connaître le même sort, selon la direction, qui a confirmé à l'AFP qu'un préavis de grève avait bien été déposé.

"La grève a été votée ce matin en assemblée générale à l'unanimité", a déclaré à l'AFP Eric Laumonier, délégué syndical CGT.

"Nous sommes 130 techniciens de plateau, de régie et de maintenance rattachés à France 3, même si sur le papier on est dans des services communs depuis la mise en place de l'entreprise unique", a-t-il ajouté pour expliquer que seuls les JT de France 3 soient affectés.

"On arrive à la fin des négociations sur le futur accord collectif qui nous prévoit un +statut siège+ qui sera beaucoup moins avantageux que le +socle commun+ concernant les récupérations, le travail de nuit ou le temps de pause", a expliqué Eric Laumonier.

"Ce statut siège devrait concerner environ 400 salariés sur les quelque 7.000 personnels techniques et administratifs (de France Télévisions, ndlr) qui bénéficieront du socle commun", a-t-il précisé.

Selon lui, les accords collectifs devraient être signés "dans les prochaines semaines".

La direction du groupe France Télévisions avait annoncé mi-novembre l'entrée en vigueur des nouveaux statuts pour les personnels techniques et administratifs (PTA), sans qu'un accord n'ait été signé avec les organisations syndicales.

Ces négociations, désormais clôturées, avaient été engagées pour parvenir à la mise en place de l'entreprise commune, qui unifie les statuts des salariés de chacune des entreprises existant précédemment.

La fusion des multiples entités du groupe audiovisuel public (11.000 personnes) au sein d'une entreprise unique avait été initiée sous la présidence de Patrick de Carolis et poursuivie sous Rémy Pflimlin. Ce nouveau statut pour ces catégories de personnels intervient après un accord conclu avec les journalistes en septembre 2011.

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