France 3: le mouvement de grève des techniciens entame son 5e jour

Logo France 3, décembre 2012 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives] Logo France 3, décembre 2012 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives]

Le mouvement de grève des techniciens de plateau, de régie et de maintenance du siège de France 3 entamait lundi son 5e jour, perturbant les journaux nationaux et les émissions en direct, a-t-on appris auprès de la direction de la chaîne.

Les techniciens protestent contre leurs futurs statuts, liés à la mise en place d'une entreprise commune, et qui doivent être signés mardi. Le mouvement avait débuté jeudi.

"Nous sommes 130 techniciens de plateau, de régie et de maintenance rattachés à France 3, même si, sur le papier, on est dans des services communs depuis la mise en place de l'entreprise unique", avait alors déclaré à l'AFP Eric Laumonier, délégué syndical CGT.

"On arrive à la fin des négociations sur le futur accord collectif qui nous prévoit un +statut siège+ qui sera beaucoup moins avantageux que le +socle commun+ concernant les récupérations, le travail de nuit ou le temps de pause", avait-il expliqué.

"Ce statut siège devrait concerner environ 400 salariés sur les quelque 7.000 personnels techniques et administratifs (de France Télévisions, ndlr) qui bénéficieront du socle commun", avait conclu Eric Laumonier.

La direction du groupe France Télévisions a annoncé à la mi-novembre l'entrée en vigueur des nouveaux statuts pour les personnels techniques et administratifs (PTA), sans qu'un accord ait été signé avec les organisations syndicales.

Ces négociations, désormais closes, ont été engagées pour parvenir à la mise en place de l'entreprise commune, qui unifie les statuts des salariés de chacune des entreprises qui existaient précédemment.

La fusion des multiples entités du groupe audiovisuel public (11.000 personnes) au sein d'une entreprise unique a été lancée sous la présidence de Patrick de Carolis et poursuivie sous Rémy Pflimlin. Ce nouveau statut pour ces catégories de personnels est créé après un accord conclu avec les journalistes en septembre 2011.

À suivre aussi

Nos conseils pour repérer les infox
Médias Nos conseils pour repérer les infox
Drame Enfants fauchés à Lorient : le chauffard avait écrit une lettre aux médias pour se défendre
Médias Laurent Ruquier : «nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa»

Ailleurs sur le web

Derniers articles