Elections en Iran : le premier débat télévisé, une "comédie"

Les huit candidats à l'élection présidentielle iranienne posent après le premier débat télévisé de la campagne, le 31 mai 2013 à Téhéran [Mehdi Dehghan / AFP] Les huit candidats à l'élection présidentielle iranienne posent après le premier débat télévisé de la campagne, le 31 mai 2013 à Téhéran [Mehdi Dehghan / AFP]

Une partie de la presse iranienne a critiqué samedi la manière dont la télévision a organisé la veille le premier débat télévisé entre les huit candidats à l'élection présidentielle du 14 juin, dénonçant une "comédie".

Certains candidats avaient également manifesté leur mécontentement sur le format retenu pour ce débat de quatre heures comprenant des questions générales sur l'économie suivi de réponses rapides.

L'un d'eux, le conservateur Mohsen Rezaï, a même déclaré, selon le site Tabnak, qu'il pourrait ne pas participer aux autres débats prévus mercredi et vendredi prochains si le format de l'émission n'était pas changé.

"Protestation de Mohammad Reza Aref (candidat réformateur) contre la comédie des débats organisée par la télévision", titre à la Une le quotidien réformateur Bahar.

"La télévision a transformé le plus important événement politique en une émission de divertissement", affirme pour sa part le quotidien réformateur Etemad.

Même le quotidien conservateur Kayhan estime que cette émission était "loin des attentes" des téléspectateurs.

Lors du débat, un des candidats choisi au sort devait présenter son programme sur un thème particulier (chômage, inflation, sanctions économiques internationales, etc.) en 3 minutes et ensuite les sept autres devaient réagir en 90 secondes chacun.

Dans la seconde partie de l'émission, les candidats devaient notamment répondre par oui ou non à des questions.

La presse a en outre critiqué la teneur des interventions des candidats, notamment sur la crise économique que traverse le pays en raison des sanctions internationales.

Interrogé par le quotidien réformateur Aftab, un expert économique, Hossein Raghfar, a estimé qu'"aucun des candidats n'a de programme économique établi" pour notamment contrôler l'inflation, le chômage ou encore soutenir la production.

Téhéran est sous le coup de sanctions économiques internationales en raison de son programme nucléaire controversé.

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