"Mur des cons": la direction de France 3 demande la mise à pied du journaliste

Logo de France 3 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives] Logo de France 3 [Lionel Bonaventure / AFP/Archives]

La direction de France Télévisions a soumis lundi au vote des représentants du personnel la mise en oeuvre d'une "mesure de mise à pied disciplinaire avec privation de salaire" à l'encontre de Clément Weill-Raynal, auteur des images du "Mur des cons", filmées au Syndicat de la magistrature (SM).

"Au terme d'un conseil de discipline, qui s'est tenu ce lundi au siège de l'entreprise, et après plus de quatre heures d'échanges, les arguments développés par Clément Weill-Raynal n'ont pas permis à la direction de modifier son appréciation des faits", indique France 3 dans un communiqué.

C'est désormais à la direction de l'entreprise "de décider de la mesure disciplinaire qui sera en définitive retenue. Cette décision devrait intervenir dans le courant de la semaine", souligne le communiqué.

De son côté, Clément Weill-Raynal a précisé dans un autre communiqué que la direction réclamait "sept jours de mise à pied".

"Je refuse par avance tout principe de sanction, n'ayant dans cette affaire ni commis de faute professionnelle, ni jamais manqué ni de loyauté et d'honnêteté vis-à-vis de la hiérarchie de France 3. En révélant l'existence du +Mur des Cons+, j'estime n'avoir fait que mon travail de journaliste et de citoyen", relève-t-il.

Le journaliste précise encore que "sur les 12 représentants syndicaux présents, 6 n'ont pas pris par au vote, 5 ont voté contre et 3 se sont abstenus".

La direction de France 3 reproche à Clément Weill-Raynal d'avoir d'abord menti sur l'origine de ces images qu'il avait pourtant filmées. Après leur diffusion par le site atlantico.fr, il avait convaincu la chaîne de les utiliser et de les commenter lui-même dans le journal télévisé, dissimulant, avant d'avouer, que c'était lui qui les avait captées et transmises à des tiers.

Sur ce "Mur des cons" au siège du SM, figuraient les photos de ceux ou celles qui avaient tenu des propos considérés comme hostiles au SM. Cette initiative avait suscité une très vive polémique: manière de "potache" aux yeux de certains magistrats, grande indignation aux yeux d'autres et surtout des personnes figurant sur ce "mur".

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