RSF lauréat du prix de la liberté d'expression des Press club

Des membres de Reporters sans frontières (RSF) affichent un poster de Mahmoud Ahmadinejad, le 3 mai 2013 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives] Des membres de Reporters sans frontières (RSF) affichent un poster de Mahmoud Ahmadinejad, le 3 mai 2013 à Paris [Kenzo Tribouillard / AFP/Archives]

Le "Prix de la liberté d'expression" a été décernée à l'organisation Reporters sans frontières (RSF) par l'Association internationale des Press Club (IAPC) pour son action en faveur des journalistes dans le monde, a annoncé mardi l'IAPC dans un communiqué.

RSF, une ONG basée à Paris "a été distinguée pour son action de longue date de soutien et de protection des journalistes, sa lutte contre la censure et sa veille concernant la liberté d'expression partout dans le monde", a indiqué l'IAPC.

Il s'agit de la première édition de ce prix doté de 10.000 euros, selon l'IAPC qui représente une vingtaine de Press Club à travers le monde.

Ce prix sera remis mardi soir à RSF au Château royal de Varsovie, au cours d'une cérémonie en présence notamment de Lech Walesa, le chef historique du syndicat polonais anti-communiste Solidarité.

La date du 4 juin retenue pour cette cérémonie correspond à un double anniversaire.

Le 4 juin 1989, le gouvernement chinois a fait intervenir l'armée pour mettre brutalement fin à Pékin aux manifestations de la place Tiananmen qui dénonçaient la corruption et demandaient des réformes politiques et démocratiques.

Le même jour, en Pologne, se tenaient les premières élections semi-libres depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ouvrant la voie à la prise du pouvoir pacifique par l'opposition incarnée par le syndicat Solidarité de Lech Walesa et à l'effondrement du bloc communiste en Europe de l'Est.

Lors de la cérémonie de remise du prix, des extraits du film biographique "Walesa" du cinéaste polonais Andrzej Wajda seront présentés. Ce film qui sortira sur les écrans en octobre raconte l'histoire du célèbre électricien syndicaliste des chantiers navals de Gdansk avant son élection comme chef de l'État en Pologne.

Andrzej Wajda devrait intervenir lors de cette cérémonie pour évoquer les limites de la liberté d'expression du cinéma polonais sous le régime communiste.

Si "Walesa" est le premier film jamais tourné sur Walesa, Wajda a déjà dédié un de ses films à Solidarité. Son "Homme de fer", suite de "l'Homme de marbre" (1977), a eu la Palme d'Or au festival de Cannes en 1981.

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