La relaxe de Zemmour confirmée en appel

Eric Zemmour arrive le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris Eric Zemmour arrive le 14 janvier 2011 au tribunal de Paris [Martin Bureau / AFP/Archives]

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la relaxe du chroniqueur Eric Zemmour dans un procès en diffamation pour des propos tenus en 2008 envers Patrick Lozès, fondateur du Cran.

Patrick Lozès, fondateur et ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), avait déposé plainte en novembre 2008 contre Eric Zemmour, estimant diffamatoire l'interprétation faite par le polémiste d'une phrase, qu'il conteste par ailleurs avoir prononcée.

"Ainsi Patrick Lozès, président du Cran, a déclaré "Obama est notre président", ce qui prouve que la solidarité raciale (...) est supérieure à ses yeux énamourés à la solidarité nationale", avait déploré M. Zemmour dans un article publié par l'hebdomadaire Vendredi.

Confirmant un jugement du tribunal correctionnel de Paris du 3 juillet 2012, la cour d'appel estime que les propos litigieux relèvent du "débat d'idées" mais pas de la diffamation. La cour relève toutefois "des approximations de M. Zemmour qui prête" à M. Lozès "des propos qu'il n'a pas tenus" .

Exprimant dans un communiqué sa "grande satisfaction", l'avocat de M. Zemmour, Me Olivier Pardo, a estimé que cette décision "est, sans doute, un signal à ceux qui, par des attaques judiciaires intempestives, tentent de bâtir leur notoriété".

 

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"M. Lozès pour sa part ne s'est pas rendu coupable d'escroquerie intellectuelle en inventant des citations dans le seul but d'asseoir des théories nauséabondes qui relèvent en fait de propos de bistrot", a rétorqué l'avocat du fondateur du Cran, Me Francis Terquem.

Le procès en première instance était intervenu quelques jours après la polémique déclenchée par des propos virulents de M. Zemmour envers la ministre de la Justice Christiane Taubira, taxée d'avoir choisi "les femmes et les jeunes des banlieues", "dans le bon camp à protéger", et "les hommes blancs dans le mauvais".

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