Audrey Pulvar : "avec Laurence Ferrari, on s'est vite trouvées"

Audrey Pulvar, chroniqueuse au Grand 8 sur D8 Audrey Pulvar, chroniqueuse au Grand 8 sur D8[© Augustin Détienne]

A l’occasion du premier anniversaire de D8 fêtée en grandes pompes mardi, Audrey Pulvar, chroniqueuse dans le talk show animé par Laurence Ferrari sur D8, revient sur son arrivée à D8, les débuts de la chaîne TNT «made in» Canal + et sur sa relation avec celle qu’elle ne quitte plus: Laurence Ferrari.

 

Pouvez-vous dresser le bilan de l’année écoulée chez D8?

Le fait que la chaîne soit devenue la première chaîne de la TNT en termes d’audience est déjà un beau cadeau d’anniversaire. Cela veut dire que le pari qu’avait fait Canal + et Ara Aprikian était le bon.

Au Grand 8, on a eu des débuts difficiles mais on a redressé la barre en janvier dernier et aujourd’hui, on gagne de plus en plus de téléspectateurs. Un ton et une atmosphère se sont installés, ainsi qu’une ambiance, à en croire les bons retours de nos invités.

 

Comment se sent-on sur D8 ?

Cette chaîne n’a pas à rougir de ses programmes. C’est une chaîne de divertissements mais il y a aussi de l’enquête (avec Guy Lagache), de la culture et de l’info au quotidien avec des journaux quotidiens de bonne tenue.

D8 est certes une chaîne grand public de divertissement, mais elle est loin d’être bas de gamme. D’autre part, avoir également un pied chez I>télé (qui appartient aussi au groupe Canal +, ndlr) est pour moi une chance car je reste passionnée et stimulée par l’info.

 

Aller sur une chaîne de la TNT qui n’existait pas encore, n’était-ce pas un pari risqué?

Dans ma vie professionnelle, j’ai pris beaucoup de décisions en fonction des rencontres. Pour moi, la rencontre qui fut décisive a été celle avec Laurence Ferrari. Avec Laurence Ferrari, on s’appréciait de loin sans se connaître véritablement.

Et finalement, on s’est vite trouvées. C’est parce que j’ai eu confiance en elle que je suis partie à D8. Je pressentais que cette rencontre n’était pas hasardeuse. Et je ne me suis pas trompée, nous sommes aujourd’hui également ensemble sur I télé.

 

Vous ne vous quittez plus. Vous êtes désormais ensemble sur I>télé. Vous allez devenir un vieux couple…

On n’en est pas encore là ! Mais c’est vrai que c’est un « couple » qui vit en accéléré au vue du nombre d’heures que l’on passe ensemble quotidiennement. On a le temps de mettre en place pas mal d’habitudes.

 

Le Grand 8 a été, au début, la cible de nombreux ricanements. Que répondez-vous à vos détracteurs d'il y a un an ?

On ne peut pas plaire à tout le monde. Mais ce que j’ai trouvé désagréable, c’est le côté « c’est une émission de gonzesses, ça se crêpe le chignon », comme s’il fallait toujours ramener cet espèce de déterminisme ambiant selon lequel l’émission serait nécessairement survoltée par ce qu’elle est animée par des femmes… Et ce ne n’est pas tout à fait le cas.

J’ai trouvé ce côté «bête de foire» dépassé. Il était temps qu’il y ait une émission faite par des femmes (même si nous avons des chroniqueurs et des collaborateurs). Depuis Frou-frou, il n’y a pas eu grand-chose alors qu’il y a énormément d’émissions qui ne mettent en lumière que des hommes.

 

Vous avez confié récemment sur le plateau de Thierry Ardisson que votre période « On n’est pas couché » n’avait pas été de tout repos. Aujourd’hui, vous êtes soulagée ?

C’est un exercice très différent. Je n’ai aucun regret par rapport à cette période: cela m’a donné une belle exposition médiatique et l’occasion de continuer à faire des interviews tous les samedis, d’autant plus passionnantes que nous étions dans le cadre de l’élection présidentielle.

Simplement, aujourd’hui, il est vrai que je prends moins de coups et c’est tout de même plus reposant de ne pas être la cible des critiques en permanence avec un véritable déferlement dès le samedi soir jusqu’au lundi. Personne n’aime être un punching ball.

 

Vous avez pu donner des conseils à Aymeric Caron ?

On se croise sur I>télé mais je n’ai pas de conseil à lui donner, simplement je comprends ce qu’il peut vivre à certains moments. Je ne peux que prendre sa défense car je sais à quel point il est facile à sa place de devenir la cible de critiques. Après, quand on a peur des critiques, on n’accepte pas ce fauteuil-là. On ne va pas faire pleurer Margot sur notre sort.

 

Le Grand 8, du lundi au vendredi à 10h50.

 

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