De Caunes : "Pharrell est quelqu’un d’abordable"

Pharrell Williams et Antoine de Caunes, sur le plateau du Grand Journal. [© Maxime Bruno / Canal+]

Antoine de Caunes revient sur la venue de Pharrell Williams sur le plateau du grand Journal. Un événement incontournable.

 

Quel est votre sentiment après la venue de Pharrell Williams dans Le Grand Journal ?

On était fier comme des poux d’avoir décroché cette exclusivité. Cela tient aux bonnes relations qui ont été nouées entre l’émission et lui au fil du temps évidemment. Et Woodkid a servi d’intermédiaire. Quand Pharrell Williams lui a posé la question de savoir quelle émission il fallait faire en France, Woodkid a eu la gentillesse de nous citer. Et voilà.

Sa venue a été tenue secrète pendant un moment parce que l’album n’était pas du tout annoncé pour le mois de mars. Et au final, elle correspond à la sortie mondiale du disque.

 

Une chose particulière vous a-t-elle marqué chez lui ?

Sa simplicité. C’est-à-dire qu’à ce niveau de notoriété, connaissant en plus la manière dont fonctionnent les américains avec les armadas de publicistes, de managers, etc… où plus l’artiste est important plus vous avez ces personnes qui sont inutiles ayant besoin de se prouver qu’ils existent en faisant ch*** le monde quoi. Il faut dire les choses simplement.

Pharrell Williams est quelqu’un d’extraordinairement abordable, d’une humilité non feinte, et très agréable à interviewer parce que pas du tout sur la réserve et qu'il n’est pas prisonnier d’une posture. Il me fait penser un peu à Bruce Springsteen dans un autre registre. Ce sont des gens comme ça où on a l’impression que le succès ne les abîme pas.

 

Qu’est-ce qui vous passe par la tête quand vous voyez le public envahir le plateau pendant le live ?

J’en suis ravi. Je serais même pour que cela se produise un peu plus souvent, pour qu’on puisse sortir de ce cadre un peu policé et bien ordonné. C’est ce que doit provoquer la musique. C’était très bon enfant avec Pharrell Williams. Tout le monde était ravi d’être là, de danser avec lui.

Et ça devrait tout le temps être comme ça. Alors on ne fait pas des concerts sur le plateau, c’est vrai que c’est un court, un morceau, voire deux ou trois exceptionnellement. Mais lors d’un concert on a envie d’être devant, de bouger, et pas de rester assis ou debout dans des gradins.

 

Y-a-t-il une préparation particulière pour ce type d’événement ?

L’avantage de cette émission, qui est enregistrée parce qu'il ne pouvait pas être à Paris le 3 mars, c'est qu'on a pu enregistrer large. On a fait une interview plus longue que prévue dont l’intégralité serait diffusée sur le site de Canal +. On a pu prendre notre temps. Et du coup, cela participe à la détente générale parce qu’il n’y avait pas  le stress du conducteur habituel.

 

Le Grand Journal est une des dernières émissions diffusées à une heure de grande écoute qui propose de la musique «live». C’est une fierté ?

Non seulement c’est une fierté mais je vais faire en sorte que cela ne bouge jamais. Là, nous avons une soixantaine d’invités « musique » pour la saison. Et on essaie toujours d'avoir une petite tête d’avance. Sans non plus jouer les avant-gardes abscondes et excluantes. Etre dans l’air du temps de façon à ce qu’à la fin de l’année la ligne éditoriale ressemble à quelque chose.

 

Le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) avait déploré en juin dernier le manque de visibilité de la musique à la télévision. Le Grand Journal, pour le coup, représente un des derniers bastions de la musique « live » accessible à tous, avec, en plus, des artistes de premiers plans… 

Cela me semble essentiel. L’émission s’appelle Le Grand Journal où la culture est capitale. Pour moi, c’est une évidence. Et puis, ça a toujours mon cheval de bataille, depuis que je fais de la télévision. J’ai fait ce métier pour ça. J’aimais le rock, et il n’y en avait pas à la télévision donc je me suis dit "on va faire du rock à la tv". J’aime toujours autant la musique, et je me bats toujours autant pour elle. Évidemment. 

 

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