L'ex-Premier ministre demande à être soignée en Allemagne

L'opposante ukrainienne incarcérée Ioulia Timochenko, qui souffre de douleurs du dos, demande à être soignée dans une clinique de Berlin, a affirmé mardi l'administration pénitentiaire ukrainienne, une information qualifiée de "mensonge" par un avocat de Mme Timochenko.[AFP/Archives]

L'opposante ukrainienne incarcérée Ioulia Timochenko, qui souffre de douleurs du dos, demande à être soignée dans une clinique de Berlin, a affirmé mardi l'administration pénitentiaire ukrainienne, une information qualifiée de "mensonge" par un avocat de Mme Timochenko.

Mme Timochenko, qui a été examinée en février par deux médecins de la clinique universitaire allemande Charité ainsi que trois docteurs canadiens, "insiste pour être soignée" dans cet établissement, a indiqué l'administration dans un communiqué sans plus de précisions.

L'opposante a "catégoriquement rejeté" un programme de traitement en prison proposé par des spécialistes ukrainiens et allemands, selon la même source.

Son avocat, le député Sergui Vlassenko a qualifié ces déclarations de "mensonges" en laissant entendre que sa cliente n'avait pas insisté sur l'établissement allemand, dans un communiqué publié par le parti de l'opposante.

"Ioulia Timochenko demande que le traitement soit fait dans le strict respect des recommandations des médecins allemands. Ceux-ci ont écrit dans leurs conclusions qu'un tel traitement n'était possible que lors d'une hospitalisation dans une clinique spécialisée hors de prison", a-t-il poursuivi.

Les médecins allemands n'ont jusqu'à présent fait aucune déclaration publique à ce sujet. Un membre de l'équipe médicale canadienne a déclaré en février que celle-ci avait été empêchée par les autorités de procéder à tous les examens jugés nécessaires, ce que Kiev a nié.

Ni l'avocat, ni les autorités n'ont jamais dit de quelle maladie souffre Mme Timochenko. Sa fille avait déclaré dans une interview que sa mère souffrait d'une hernie discale.

Mme Timochenko, 51 ans, chef du principal parti d'opposition emprisonnée depuis août dernier, a été condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir lorsqu'elle était chef du gouvernement.

Visée par une série d'autres enquêtes judiciaires, l'opposante dénonce ces poursuites comme une vengeance personne du président Viktor Ianoukovitch.

Cette affaire a provoqué une crise entre Kiev et l'Union européenne qui la juge politiquement motivée.

À suivre aussi

George Kent, haut responsable du département d'Etat spécialiste de l'Ukraine et William Taylor, attaché d'affaires à Kiev, prêtent serment avant leur audition au Congrès, à Washington mercredi 13 novembre 2019 [Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP]
Etats-Unis Destitution de Trump : les moments marquants des premiers témoignages
Football Nouveau scandale de racisme en Ukraine lors de Shakhtar Donetsk-Dynamo Kiev
Un observateur de l'OSCE près d'un tank lors d'une mission d'observation du retrait des forces ukrainiennes près du village de Bogdanivka, dans la région de Donetsk en Ukraine, le 9 novembre 2019 [- / AFP]
Conflit Début d'un retrait de troupes très attendu sur la ligne de front en Ukraine

Ailleurs sur le web

Derniers articles