Russie: un tribunal maintient en détention des femmes d'un groupe de punk rock anti-Poutine

Un tribunal de Moscou a ordonné mercredi le maintien en détention provisoire de deux membres présumées du groupe d'opposition punk rock, Pussy Riot, qui risquent jusqu'à sept ans de prison pour avoir chanté une chanson anti-Poutine dans une église[AFP]

Un tribunal de Moscou a ordonné mercredi le maintien en détention provisoire de deux membres présumées du groupe d'opposition punk rock, Pussy Riot, qui risquent jusqu'à sept ans de prison pour avoir chanté une chanson anti-Poutine dans une église.

Le tribunal de Moscou a ordonné que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, toutes deux mères de famille, restent en détention jusqu'à la prochaine audience fin avril. Elles sont accusées de "vandalisme commis en groupe organisé".

Moins d'une dizaine de leurs partisans s'étaient réunis mercredi devant le tribunal. Une altercation s'est produite avec des adversaires de Pussy Riot qui les ont aspergés d'eau, à la manière d'un prêtre aspergeant les fidèles d'eau bénite, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La police a procédé à quelques interpellations parmi les partisans et les adversaires du groupe, a rapporté l'agence Interfax.

Le 21 février, cinq membres des Pussy Riot, cagoules colorées recouvrant leur visage, ont chanté dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou une chanson intitulée "La Prière punk", contre le Premier ministre Vladimir Poutine qui a récemment remporté la présidentielle.

Des agents de sécurité sont intervenus et les membres du groupe ont pris la fuite. Quelques jours plus tard, la police a interpellé des membres présumés du groupe.

Cette affaire a divisé l'opinion publique en Russie, où près de 70% de la population se définit comme chrétienne orthodoxe.

Les Pussy Riot avaient déjà effectué des performances dans des lieux publics, notamment sur la Place Rouge ou dans le métro de la capitale.

En décembre, Pussy Riot avait donné un concert sur le toit d'un bâtiment proche d'un commissariat de police à Moscou où était détenu le blogueur pourfendeur de la corruption Alexeï Navalny.

À suivre aussi

Il y a un an, près de la moitié des maires interrogés (48,9 %) déclaraient vouloir renoncer à se représenter.
Politique Elections municipales 2020 : plus d'un quart des maires ne comptent pas se représenter
Nicolas Bay : « Oui, Emmanuel Macron fracture la France »
Politique Nicolas Bay : « Oui, Emmanuel Macron fracture la France »
Le président Emmanuel Macron à Paris, le 12 novembre 2019 [ludovic MARIN / POOL/AFP/Archives]
Politique Macron dans la Marne en inspecteur des réformes

Ailleurs sur le web

Derniers articles