Inde : discussions en cours pour libérer l'otage Italien

Des représentants du gouvernement indien et de la rébellion maoïste ont repris des discussions lundi après la libération la veille de l'un des deux Italiens enlevés voici douze jours dans l'est de l'Inde, a-t-on appris auprès des autorités locales.[AFP/Archives]

Des représentants du gouvernement indien et de la rébellion maoïste ont repris des discussions lundi après la libération la veille de l'un des deux Italiens enlevés voici douze jours dans l'est de l'Inde, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Paolo Bosusco, 54 ans, et Claudio Colangelo, un guide touristique vivant dans l'Orissa depuis dix ans et un médecin de Rome, faisaient ensemble un circuit touristique lorsqu'ils ont été pris en otage dans cet Etat devenu l'un des bastions de la "rébellion rouge".

M. Colangelo a été libéré dimanche.

"J'avais demandé aux médiateurs (maoïstes) de continuer la discussion avec le gouvernement local. J'informe le parlement que les discussions ont repris", a déclaré le chef du gouvernement de l'Orissa, Naveen Patnaik.

Les discussions visent aussi à faire libérer un parlementaire local pris en otage samedi dernier.

"Ce fut une expérience terrifiante. Ils m'ont finalement libéré aujourd'hui (dimanche). Espérons qu'ils libéreront Paolo (Bosusco) bientôt", a déclaré Claudio Colangelo, 61 ans, à la chaîne de télévision NDTV.

Les ravisseurs ont fait état de 13 revendications, dont l'arrêt des opérations des forces de sécurité, la fin du tourisme dans les zones tribales et la libération de prisonniers maoïstes.

La prise d'otages est une pratique familière des maoïstes, qui évoluent dans les forêts du Centre et de l'Est de l'Inde, mais les victimes ciblées étaient jusqu'à présent des policiers ou des représentants gouvernementaux.

Les maoïstes, aussi appelés "naxalites" (du nom d'un village d'où est parti l'insurrection, Naxalbari au Bengale occidental), disent défendre les minorités ethniques et les paysans sans terre dans les régions les plus déshéritées de l'Inde, et lutter contre les violences policières et la corruption.

Les insurgés, qui seraient 10.000 à 20.000, contrôlent surtout des régions rurales, dont certaines sont dotées de riches ressources minières, n'ayant pas bénéficié du développement économique de l'Inde.

Le conflit, qui oppose les insurgés au pouvoir depuis 1967, a coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes.

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