Mario Monti veut une grande coalition politique en Italie

Une grande coalition est envisageable à l'avenir pour gouverner l'Italie, alors que les partis ont appris à dialoguer entre eux, suggère le président du Conseil Mario Monti dans une interview au quotidien La Stampa.[Pool/AFP]

Une grande coalition est envisageable à l'avenir pour gouverner l'Italie, alors que les partis ont appris à dialoguer entre eux, suggère le président du Conseil Mario Monti dans une interview au quotidien La Stampa.

"Si la situation le requiert encore, j'imagine que (les partis) seront disposés à faire fructifier la capacité de dialogue qu'ils ont acquise, pour réflèchir à des solutions larges, à de grandes coalitions", a affirmé le chef du gouvernement, à la tête d'un gouvernement de techniciens depuis novembre.

M. Monti a reçu dans la soirée de mardi les chefs des partis de sa majorité, Angelino Alfano (centre-droit), Pierluigi Bersani (gauche, parti démocrate) et Pier Ferdinando Casini (centriste) pour faire le point de la délicate réforme du travail approuvée en conseil des ministres après consultation des partenaires sociaux.

"La discussion a eu une issue positive, et le gouvernement et des chefs des forces politiques se sont engagés à faire approuver rapidement et efficacement la réforme au parlement", a indiqué un bref communiqué du Palais Chigi.

Cette difficile réforme devrait éliminer certaines mesures visant à protéger l'emploi: elle vise à stimuler la croissance mais est fortement contestée par des syndicats, qui redoutent un assouplissement des licenciements économiques.

Le projet est "en cours de finalisation" par le gouvernement et sera présenté au président Giorgio Napolitano "au plus vite", a précisé M. Monti à La Stampa.

"Ce qui est très important est la vitesse avec laquelle le parlement procèdera à son examen", "nous cherchons à atteindre un degré élevé de consensus entre les principales forces politiques", a-t-il souligné.

La réforme "lancera un nouveau signal de confiance à l'étranger", afin que "les principaux pays investisseurs et leurs entreprises (...) considèrent prévisible et stable la politique économique de l'Italie sur la durée", a-t-il ajouté.

Selon M. Monti, le retour à la croissance de l'Italie "n'est pas réalisable à très court terme".

"Nous avons travaillé pour éviter la situation la pire: les mesures prises ont et auront un effet de récession mais qui doit être comparé avec le scenario grec, et non avec un scénario de croissance qui n'était pas acquis", a-t-il souligné.

L'Italie était entrée en récession fin 2011 avec un repli de son produit intérieur brut (PIB) de 0,7% au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent.

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