Le meurtre de Trayvon Martin ne relève pas du racisme, selon la police

George Zimmerman, tueur présumé de Trayvon Martin, le 20 avril 2012 à Sanford[AFP/Pool/Archives]

Le mobile du crime de George Zimmerman, qui a tué le jeune noir Trayvon Martin en février lors d'une ronde de surveillance, ne relève pas du racisme, a conclu la police fédérale américaine, après avoir interrogé une dizaine de personnes de l'entourage de l'accusé.

Selon des documents du FBI publiés jeudi, George Zimmerman, qui effectuait spontanément une ronde de surveillance dans son quartier de Sanford (Floride), "a eu une sorte de complexe du héros, mais il n'a pas été raciste", a estimé le principal policier chargé de l'affaire, Chris Serino.

Le ministère public de Floride a publié des extraits d'entretiens avec des amis, des voisins et des proches de Zimmerman, mais aussi le témoignage du policier du FBI qui a enquêté sur cette nuit du 26 février.

Après l'émoi national provoqué par les faits -- un jeune noir de 17 ans, non armé, abattu par balle alors qu'il allait rendre visite à son père -- l'affaire avait été confiée au FBI pour déterminer l'existence ou non d'un motif raciste pour l'homicide et éclaircir le comportement, après le crime, de la police locale, qui avait laissé libre le meurtrier présumé.

D'après Chris Serino, Zimmerman, âgé de 28 ans et d'origine péruvienne, a avant tout agi "sur la base de la tenue" du jeune homme, qui marchait dans la nuit, sous la pluie, avec un sweatshirt à capuche, "pas de sa couleur de peau".

George Zimmerman avait été remis en liberté sous caution vendredi, après avoir versé 100.000 dollars, soit 10% de la caution d'un million de dollars fixée par un juge de Floride. Selon son avocat, Mark O'Mara, il a réussi à récolter quelques centaines de milliers de dollars grâce aux dons de personnes qui le soutiennent.

L'avocat a également indiqué que l'accusé résidait dans une maison surveillée par des agents de sécurité privés et se concentrait sur la préparation de sa défense, pour laquelle il invoque la légitime défense, un argument qui offre l'impunité en Floride.

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