L'opposition syrienne veut une résolution contraignante de l'ONU

Photo fournie par le réseau syrien d'opposition Shaam News Network le 12 juillet 2012 d'un quartier de Homs en ruines[AFP]

L'opposition syrienne a pressé le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution contraignante à l'encontre du régime de Bachar al-Assad après le massacre, selon une ONG, d'au moins 150 personnes dans une localité du centre de la Syrie.

De leur côté, les Frères musulmans de Syrie ont accusé l'émissaire international Kofi Annan, mais aussi l'Iran et la Russie, deux alliés du régime de Bachar al-Assad, d'être "responsables", par leur inaction, de cette tuerie perpétrée à Treimsa, dans la province de Hama (centre).

"Arrêter cette folie meurtrière qui menace l'entité de la Syrie, la paix et la sécurité dans la région et dans le monde, nécessite une résolution urgente et tranchante du Conseil de sécurité sous le chapitre VII, qui protège le peuple syrien", indique le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition.

Le chapitre VII de la Charte des Nations unies prévoit des mesures coercitives en cas de menace contre la paix, allant de sanctions économiques à l'usage de la force militaire.

"Nous faisons porter aux pays membres du Conseil de sécurité la responsabilité totale de la protection des Syriens sans défense et l'arrêt de ces crimes honteux", poursuit le CNS qualifiant la tuerie du "plus infâme des génocides commis par le régime syrien".

Des troupes gouvernementales ont bombardé la localité de Treimsa en utilisant des chars et des hélicoptères, faisant plus de 150 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Nous ne considérons pas le monstre Bachar seul responsable de l'effroyable crime (...) mais (aussi) Kofi Annan, les Russes et les Iraniens et tous les pays du monde qui prétendent être responsables de la protection de la paix et la stabilité dans le monde puis qui gardent le silence", ont estimé pour leur part les Frères musulmans, membres influents du CNS, dans un communiqué séparé.

Cette tuerie est semblable, selon la confrérie, aux "grands massacres du siècle", citant entre autres ceux de Sabra et Chatila au Liban en 1982 et de Srebrenica en 1995.

"Il y aura après (Treimsa) des massacres encore plus effroyables tant que les (pays) qui prétendent être les porteurs de civilisation restent impassibles face au sang syrien (qui coule) et laissent ce monstre se déchaîner en tuant autant de Syriens qu'il veut", souligne le communiqué.

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