Les cent jours de Poutine passent inaperçus

Le président russe Vladimir Poutine fête mardi les cent jours depuis son retour au Kremlin, une date passée quasi-inaperçue en Russie, dirigée depuis plus d'une décennie par l'ex-agent du KGB.[AFP] Le président russe Vladimir Poutine fête mardi les cent jours depuis son retour au Kremlin, une date passée quasi-inaperçue en Russie, dirigée depuis plus d'une décennie par l'ex-agent du KGB.[AFP]

Le président russe Vladimir Poutine fête mardi les cent jours depuis son retour au Kremlin, une date passée quasi-inaperçue en Russie, dirigée depuis plus d'une décennie par l'ex-agent du KGB.

M. Poutine a retrouvé son poste de président de la Russie le 7 mai, après deux premiers mandats entre 2000 et 2008 et un intermède au poste de Premier ministre (2008-2012), la Constitution lui interdisant de se présenter à l'élection présidentielle une troisième fois consécutive.

La presse russe est restée toutefois relativement indifférente à la date symbolique des cent jours. Rare publication à commenter l'événement, le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta souligne que ces "cent jours ne sont rien de plus qu'un rituel".

"Le contrat de mariage de Poutine avec la Russie, bien qu'il ne soit ni religieux, ni à vie - ne se mesure pas en jours, mais en décennies", souligne le journal.

"Tout le monde le sait: quelle que soit la fonction qu'occupe Poutine, il dirige dans les faits le pays depuis le 1er janvier 2000 et aux arrêts (2004, 2008, 2012) son train au long cours ne tressaille pas, n'accélère pas ni ne ralentit la marche", poursuit-il, ajoutant: "La seule nouvelle de ces cent jours est le fait que rien de vraiment nouveau n'a été dit ou fait".

Depuis son retour au Kremlin, M. Poutine a toutefois renforcé le contrôle sur la société civile russe après un mouvement inédit de contestation à son encontre.

Une série de lois qualifiées de répressives par l'opposition ont été adoptées, au premier rang desquelles une loi qualifiant d'"agents de l'étranger" et plaçant sous surveillance stricte les ONG qui bénéficient d'un financement étranger et ont une activité "politique". Une autre loi condamne, quant à elle, à de très lourdes amendes les organisateurs de manifestations non autorisées.

Les sénateurs ont aussi voté un texte destiné à réglementer l'activité des sites internet qui contiennent des informations interdites par la loi, obligeant leurs propriétaires ou les fournisseurs d'accès à les fermer.

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