Roumanie : accélération du calendrier de la destitution du président

La Cour constitutionnelle de Roumanie a annoncé mardi qu'elle se prononcerait le 21 août sur la validité du référendum de destitution du président Traian Basescu, soit dix jours plus tôt que prévu, "afin d'éviter la prolongation de l'instabilité politique".[AFP] La Cour constitutionnelle de Roumanie a annoncé mardi qu'elle se prononcerait le 21 août sur la validité du référendum de destitution du président Traian Basescu, soit dix jours plus tôt que prévu, "afin d'éviter la prolongation de l'instabilité politique".[AFP]

La Cour constitutionnelle de Roumanie a annoncé mardi qu'elle se prononcerait le 21 août sur la validité du référendum de destitution du président Traian Basescu, soit dix jours plus tôt que prévu, "afin d'éviter la prolongation de l'instabilité politique".

La décision de la Cour doit mettre un terme à la guerre politique qui oppose la coalition de centre gauche, l'Union sociale libérale (USL, au pouvoir depuis mai), au président de centre droit et qui a suscité les critiques de la Commission européenne et des Etats Unis.

La Cour a également précisé dans un communiqué qu'elle attendait du gouvernement qu'il lui communique le "nombre de personnes inscrites sur les listes électorales permanentes actualisées à la date du 10 juillet 2012" et qui doivent comprendre "les citoyens roumains ayant le droit de vote, qui ont eu 18 ans jusqu'au jour du référendum" du 29 juillet.

Cette précision semble contredire l'interprétation donnée à la requête de la Cour par le gouvernement qui évoquait "des mesures pour actualiser les listes" en excluant neuf catégories de personnes, dont les Roumains travaillant à l'étranger, ce qui aurait pu influencer le seuil de participation.

Selon les résultats officiels du Bureau électoral, bien que plus de 87% des votants se soient prononcés pour le départ de M. Basescu, le seuil minimum de participation requis (50% des inscrits plus un) pour que ce référendum soit validé n'a pas été atteint, avec une participation de 46,24%.

Le ministre de l'Intérieur qui avait organisé le scrutin, Ioan Rus, avait à plusieurs reprises certifié la validité et le caractère actualisé des listes utilisées pour le référendum.

Il avait ensuite démissionné, dénonçant des "pressions inacceptables" pour allonger ou raccourcir ces listes après le vote.

La Parquet a de son côté ouvert une enquête, soupçonnant certains responsables de l'USL d'avoir commis des "abus" en lien avec ces listes.

Les Etats Unis avaient exprimé leur "préoccupation" lundi, par la voix du secrétaire d'Etat adjoint aux Affaires européennes, Philip Gordon, face aux récents développements politiques en Roumanie, évoquant des "allégations crédibles" sur des tentatives de modification des listes électorales.

Dans une lettre transmise la semaine dernière au Premier ministre Victor Ponta, le président de la Commissin européenne José Manuel Barroso avait de son côté jugé "crucial que le gouvernement réponde sans retard indu aux demandes de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne la transmission des listes électorales, de sorte que la Cour puisse rendre sa décision définitive sur le référendum le plus tôt possible".

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