L'Ossétie du Sud va raser des villages géorgiens

La république séparatiste géorgienne pro-russe d'Ossétie du Sud va raser des villages géorgiens situés sur son territoire, mais abandonnés par leur population pendant la guerre éclair avec la Russie en 2008, ont rapporté des médias géorgiens mercredi.[AFP] La république séparatiste géorgienne pro-russe d'Ossétie du Sud va raser des villages géorgiens situés sur son territoire, mais abandonnés par leur population pendant la guerre éclair avec la Russie en 2008, ont rapporté des médias géorgiens mercredi.[AFP]

La république séparatiste géorgienne pro-russe d'Ossétie du Sud va raser des villages géorgiens situés sur son territoire, mais abandonnés par leur population pendant la guerre éclair avec la Russie en 2008, ont rapporté des médias géorgiens mercredi.

Le président de cette république sécessionniste, Léonid Tibilov, a déclaré que les maisons de ces villages autrefois peuplés essentiellement de Géorgiens, qui ont été détruites au cours des combats ou incendiés ensuite par les milices, seraient démolies.

"Nous prévoyons de démolir ces villages. Ces ruines, bien sûr, ne sont pas belles à voir", a dit M. Tibilov, cité par des médias géorgiens.

Il a aussi indiqué que les villages perdraient leurs noms géorgiens. "Ces noms n'ont pas besoin d'être conservés puisque que les hameaux n'existeront plus", a-t-il déclaré.

Avant la guerre d'août 2008, pendant laquelle les troupes russes ont envahi une partie de la Géorgie, alliée des Etats-Unis, pour repousser les forces géorgiennes qui tentaient de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud, la région séparatiste comportait une minorité géorgienne importante.

Cette décision a été vivement critiquée par de hauts responsables géorgiens.

"La destruction des villages restants est une suite de la politique de nettoyage ethnique", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergi Kapanadze à la télévision géorgienne.

"L'entière responsabilité en repose sur la partie russe", a-t-il ajouté.

L'Ossétie du Sud est indépendante de facto de Tbilissi depuis un conflit armé avec les forces géorgiennes au début des années 1990. Depuis 2008, la Russie - qui a reconnu l'indépendance de ce petit territoire - y maintient d'importantes forces.

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