La démission de Bachar al-Assad au centre des débats

Le vice-Premier ministre et ministre du Commerce syrien Qadri Jamil, a évoqué mardi, pour la première fois l’éventualité d’une démission de Bachar al-Assad. Le vice-Premier ministre et ministre du Commerce syrien Qadri Jamil, a évoqué mardi, pour la première fois l’éventualité d’une démission de Bachar al-Assad. [ANDREY SMIRNOV / AFP]

Le vice-Premier ministre et ministre du Commerce syrien a évoqué, mardi, pour la première fois l’éventualité d’une démission de Bachar al-Assad. Si elle doit se faire, elle se fera à l’issue de négociations avec l’opposition en vue de régler le conflit qui meurtri la Syrie depuis plus de 17 mois.

L’annonce surprise de cette hypothétique démission, faite à Moscou par Qadri Jamil mardi, intervient alors que les combats font toujours rage dans le pays et en particulier dans la ville d’Alep (nord). M. Qadri, interrogé lors de son déplacement en Russie  sur un éventuel départ de Bachar al-Assad, a affirmé « pendant le processus de négociations, rien n’empêche d’étudier toutes les questions et sommes prêts à examiner même cette question ».

Face au chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, Qadri Jamil a toutefois estimé que poser « la démission de M. Assad comme condition pour ouvrir un dialogue signifie qu’il est impossible d’ouvrir le dialogue ». L’impasse politique semble donc se confirmer car l’opposition exclut tout dialogue avant le départ du pouvoir de Bachar al-Assad, dont la famille gouverne la Syrie depuis plus de quarante ans.

Interrogé par BFM TV-RMC mercredi matin, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a déclaré qu’il « faut arriver » à un départ de Bachar al-Assad du pouvoir Damas.

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