Bahreïn : heurts dans les zones chiites

Des heurts ont opposé dans les villages chiites entourant Manama les forces de sécurité à des manifestants protestant contre la confirmation par une cour d'appel de lourdes peines à l'encontre de chefs de l'opposition, ont rapporté mercredi des témoins.[AFP] Des heurts ont opposé dans les villages chiites entourant Manama les forces de sécurité à des manifestants protestant contre la confirmation par une cour d'appel de lourdes peines à l'encontre de chefs de l'opposition, ont rapporté mercredi des témoins.[AFP]

Des heurts ont opposé dans les villages chiites entourant Manama les forces de sécurité à des manifestants protestant contre la confirmation par une cour d'appel de lourdes peines à l'encontre de chefs de l'opposition, ont rapporté mercredi des témoins.

Les heurts se sont prolongés toute la nuit et jusqu'à l'aube de mercredi entre des dizaines de jeunes masqués et les forces de sécurité qui les ont dispersés à coups de grenades lacrymogènes et de bombes assourdissantes, et en tirant à la chevrotine, selon ces témoins.

Les protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction des policiers, et ont mis le feu à des pneus et des bennes à ordure aux entrées de plusieurs villages chiites, d'après les mêmes source.

Les manifestants brandissaient des drapeaux bahreïnis et des portraits des chefs de l'opposition emprisonnés et scandaient des slogans dénonçant "les décisions iniques de la justice", comme ils répétaient "A bas Hamad", dans une référence au roi de Bahreïn, Hamad ben Issa Al Khalifa.

Selon le mouvement d'opposition chiite Al-Wefaq, un homme a été gravement atteint par des tirs dans le village de Karrana puis a été hospitalisé.

La cour d'appel de Bahreïn avait confirmé mardi de lourdes peines pour 13 opposants ayant joué un rôle de premier plan dans le soulèvement de 2011 dirigé par des chiites, majoritaires dans le pays, contre la monarchie sunnite.

Sept des opposants, dont le militant des droits de l'Homme Abdel Hadi al-Khawaja, sont condamnés à la perpétuité.

Le chef d'Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, a affirmé que la décision du tribunal "ne fera que renforcer la détermination du peuple à poursuivre son jusqu'au bout".

Les Etats-Unis se sont déclarés "profondément troublés" par la décision de la justice bahreïnie alors que la France, "préoccupée par la persistance des tensions" à Bahreïn, a réclamé un réexamen de la décision de la cour d'appel.

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