Grèce : manifestation de policiers aux "salaires de misère"

Des policiers en tenue ont bloqué jeudi l'entrée du bâtiment des forces anti-émeutes près du centre d'Athènes pour manifester contre de nouvelles coupes salariales envisagées par le gouvernement grec pour maintenir le pays dans la zone euro. [AFP] Des policiers en tenue ont bloqué jeudi l'entrée du bâtiment des forces anti-émeutes près du centre d'Athènes pour manifester contre de nouvelles coupes salariales envisagées par le gouvernement grec pour maintenir le pays dans la zone euro. [AFP]

Des policiers en tenue ont bloqué jeudi l'entrée du bâtiment des forces anti-émeutes près du centre d'Athènes pour manifester contre de nouvelles coupes salariales envisagées par le gouvernement grec pour maintenir le pays dans la zone euro.

Les syndicalistes étaient escortés par des forces anti-émeutes, selon un photographe de l'AFP.

Cette manifestation d'une cinquantaine de membres du syndicat des policiers doit être suivie dans la soirée par un rassemblement dans le centre d'Athènes de policiers, pompiers et militaires, à l'appel des syndicats.

"Nous avons atteint nos limites, on ne peut plus assumer nos obligations, ni professionnelles ni familiales, avec un salaire de misère de 680 euros", a indiqué jeudi matin à la télévision publique Net, Yiorgos Drivakos, président de la Fédération de la police portuaire.

Mercredi, les syndicalistes de la police ont manifesté devant la résidence du Premier ministre Antonis Samaras au moment où il s'entretenait avec le secrétaire d'Etat auprès du ministère allemand du Travail et des Affaires sociales Hans-Joachim Fuchtel, en visite à Athènes.

La grogne sociale monte de nouveau en Grèce alors que le gouvernement s'apprête à adopter sous la contrainte de ses créanciers UE et FMI, un paquet d'économies de plus de 11,5 milliards d'euros pour 2013 et 2014.

Le ministre des Finances Yannis Stournaras doit finaliser ce week-end avec les représentants de la troïka des créanciers (UE-FMI-BCE) qui arrivent à Athènes, ce nouveau paquet budgétaire après trois ans d'austérité stricte qui n'ont jusqu'à présent débouché que sur une accélération de la récession.

Ces économies sont la condition préalable, selon les créanciers, pour la poursuite des versements des prêts UE-FMI, dont Athènes attend une tranche vitale de 31,5 milliards d'euros en octobre.

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