Londres appelle l'UE à renforcer ses sanctions contre Téhéran

Le chef de la diplomatie britannique William Hague a appelé vendredi l'Union européenne à renforcer ses sanctions contre l'Iran du fait du blocage des négociations sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. [AFP] Le chef de la diplomatie britannique William Hague a appelé vendredi l'Union européenne à renforcer ses sanctions contre l'Iran du fait du blocage des négociations sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. [AFP]

Le chef de la diplomatie britannique William Hague a appelé vendredi l'Union européenne à renforcer ses sanctions contre l'Iran du fait du blocage des négociations sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

"Il est nécessaire d'augmenter la pression sur l'Iran, d'intensifier les sanctions", a-t-il estimé à son arrivée à une réunion des ministres européens à Paphos (Chypre).

"Il est vital que ce problème soit traité et encore mieux de le faire d'une manière pacifique, par le biais de sanctions mais aussi de négociations", a-t-il ajouté.

Londres souhaite ajouter de nouvelles sanctions à celles qui sont déjà en vigueur, visant le secteur de l'énergie et le commerce, en vue d'une adoption lors d'une réunion des ministres européens en octobre, selon une source diplomatique.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, émissaire des grandes puissances sur le nucléaire iranien (le groupe des 5+1: Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), était censée reprendre langue fin août avec son homologue iranien Saïd Jalili.

Mais ces discussions n'ont toujours pas eu lieu.

Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Le ministre allemand Guido Westerwelle a appelé les Iraniens à "réaliser le sérieux de la situation".

"Nous n'allons pas accepter de discussions et négociations qui ne servent qu'à gagner du temps", a-t-il prévenu, estimant qu'il était temps que l'Iran "fasse enfin lui aussi des propositions substantielles, que les inspecteurs internationaux disposent d'un accès complet à toutes les installations en Iran. Et que l'Iran remplisse ses obligations internationales et renonce de façon vérifiable à tout armement nucléaire".

L'Union européenne, mais aussi les Etats-Unis, ont déjà mis en place un régime de sanction très sévère qui a déjà "des effets sérieux" sur l'économie iranienne, a rappelé M. Hague.

Mardi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait admis avoir "quelques problèmes" pour écouler son pétrole.

Les sanctions bancaires puis pétrolières occidentales ont notamment entraîné depuis deux ans une baisse des ressources en devises du pays, un renchérissement des importations, une accélération de l'inflation, un effondrement de la valeur de la monnaie et la suppression de nombreux emplois dus à la fermeture d'usines.

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