Grèce: manifestations contre un nouveau train de rigueur

Des milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler en ordre dispersé à Salonique (nord) contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l'UE et le FMI, honorant le traditionnel rendez-vous de la rentrée sociale. [AFP] Des milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler en ordre dispersé à Salonique (nord) contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l'UE et le FMI, honorant le traditionnel rendez-vous de la rentrée sociale. [AFP]

Des milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler en ordre dispersé à Salonique (nord) contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l'UE et le FMI, honorant le traditionnel rendez-vous de la rentrée sociale.

Quatre défilés au total doivent se partager le flux des protestataires dans le centre-ville: celui, central, des grands syndicats GSEE pour le privé et Adedy pour la fonction publique, le cortège du principal parti d'opposition, Syriza, de gauche radicale, et ceux du Pame, le front syndical communiste, et des autonomes et de l'extrême-gauche.

Les manifestants entendent dénoncer l'intensification de la rigueur en Grèce, après plus de deux ans d'austérité ayant fait chuter le niveau de vie de 35% de l'aveu même du gouvernement, exploser le chômage, à près d'un quart de la population active, et aggravé la récession, qui en est à sa cinquième année

La GSEE dénonce notamment les pressions de la troïka, représentant les créanciers, pour plus de dérégulation du marché du travail, tandis que l'Adedy condamne les nouvelles coupes "barbares" prévues dans salaires et emplois de la fonction publique.

Les manifestations, à l'occasion de l'inauguration de la Foire internationale de Salonique, interviennent à la veille d'une réunion entre la troïka et le ministre des Finances, Yannis Stournaras, et des alliés du gouvernement de coalition, pour peaufiner les mesures, visant à économiser 11,5 milliards d'euros en 2013 et 2014.

La zone euro et le FMI font dépendre de leur adoption la poursuite de leur soutien au pays.

Un impressionnant dispositif de quelque 3.500 policiers a été déployé dans la ville pour parer aux débordements, fréquents en marge des manifestations en Grèce.

Des supporteurs du club local de foot Heraklis, coutumiers des violences, ont aussi prévu de battre le pavé pour protester contre les difficultés économiques de leur équipe.

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