La Syrie au coeur des débats du Conseil des droits de l'Homme

La situation en Syrie sera lundi au coeur des débats lors de l'ouverture de la 21e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU où les représentants de la diplomatie internationale se réuniront en présence du chef de l'ONU Ban Ki-moon pour accentuer les pressions sur le leader syrien Bachar al-Assad. [UNITED NATIONS] La situation en Syrie sera lundi au coeur des débats lors de l'ouverture de la 21e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU où les représentants de la diplomatie internationale se réuniront en présence du chef de l'ONU Ban Ki-moon pour accentuer les pressions sur le leader syrien Bachar al-Assad. [UNITED NATIONS]

La situation en Syrie sera lundi au coeur des débats lors de l'ouverture de la 21e session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU où les représentants de la diplomatie internationale se réuniront en présence du chef de l'ONU Ban Ki-moon pour accentuer les pressions sur le leader syrien Bachar al-Assad.

Lors de cette première journée du Conseil, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de passage à Genève pour célébrer le 10e anniversaire de l'adhésion de la Suisse à l'ONU, sera le premier à s'adresser aux 47 Etats membres du Conseil. Voir la vidéo.

Suivra ensuite un discours de la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, l'ancienne juge sud-africaine Navi Pillay, qui a dénoncé à plusieurs reprises les crimes contre l'humanité en Syrie.

Lundi, Mme Pillay ainsi que la présidente du Conseil des droits de l'Homme, Laura Dupuy Lasserre, participeront par ailleurs à un débat sur la Syrie, organisé en parallèle du Conseil, en présence de défenseurs des droits de l'Homme.

Ces débats interviennent alors que le nouvel émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi est arrivé dimanche au Caire, première étape d'une périlleuse mission de paix après bientôt dix-huit mois de violences meurtrières ayant plongé le pays dans la guerre civile.

Dans son dernier rapport, publié le 15 août, la commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU a dénoncé les "crimes de guerre" en Syrie et accusé le gouvernement et ses forces armées, et à une moindre échelle l'opposition armée. La commission a par ailleurs annoncé la préparation d'une liste confidentielle de responsables, première étape vers d'éventuelles poursuites internationales.

Mais avant d'en arriver là il y aura de nombreuses étapes à franchir, et en premier lieu l'examen du rapport par le Conseil aux droits de l'homme le 17 septembre prochain à Genève. Il faudrait ensuite que l'ONU saisisse la CPI à la demande de ses membres, une décision sur laquelle un consensus paraît impossible à l'heure actuelle.

Au total, depuis sa mise en place en septembre 2011, la commission dirigée par le Brésien Paulo Sergio Pinheiro a mené plus d'un millier d'entretiens avec acteurs et victimes du conflit, sans toutefois pouvoir se rendre en Syrie.

Le mandat de la commission s'achève en principe lors de cette session du Conseil, mais les diplomates doivent discuter ces prochains jours d'une résolution sur la Syrie qui pourrait permettre de prolonger les activités des experts.

 

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