Washington n'a pas fixé de "date butoir" pour le nucléaire iranien

Les Etats-Unis n'ont pas imposé de "date butoir" à l'Iran, dans le collimateur pour son programme nucléaire, a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, répétant à l'adresse d'Israël que Washington privilégie la voie de la diplomatie et des sanctions contre Téhéran. [POOL] Les Etats-Unis n'ont pas imposé de "date butoir" à l'Iran, dans le collimateur pour son programme nucléaire, a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, répétant à l'adresse d'Israël que Washington privilégie la voie de la diplomatie et des sanctions contre Téhéran. [POOL]

Les Etats-Unis n'ont pas imposé de "date butoir" à l'Iran, dans le collimateur pour son programme nucléaire, a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, répétant à l'adresse d'Israël que Washington privilégie la voie de la diplomatie et des sanctions contre Téhéran.

"Nous ne fixons pas de date butoir. Nous observons très attentivement ce qu'ils (les Iraniens, ndlr) font, car leurs actes sont toujours beaucoup plus parlant que leurs mots", a déclaré Mme Clinton dans un entretien à Bloomberg Radio, rendu public lundi par le département d'Etat.

Simultanément, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu déclarait à la chaîne canadienne CBC qu'Israël et les Etats-Unis discutaient de la nécessité de définir des "lignes rouges claires" à ne pas franchir par l'Iran dans son programme nucléaire.

Le Premier ministre israélien a récemment multiplié ses appels à la communauté internationale, et en particulier à l'allié américain, à fixer une "ligne rouge" au régime iranien, une preuve de fermeté, seule capable, selon lui, d'éloigner la menace d'une attaque préventive contre les installations nucléaires iraniennes agitée par Israël.

Washington s'est refusé à imposer une telle limite à Téhéran et donne la priorité à la diplomatie et aux sanctions économiques. La Maison Blanche avait toutefois prévenu fin août que le temps de la diplomatie ne durerait pas indéfiniment.

"Nous avons toujours dit que toutes les options étaient sur la table, mais nous croyons à la négociation, aux efforts diplomatiques", a répondu Mme Clinton.

"Notre message a été très clair et les Israéliens nous ont soutenus ces trois dernières années et demi: nous devons imposer les sanctions les plus fortes possibles, via la communauté internationale ou de manière unilatérale par les Etats-Unis, par l'Union européenne (...) et ils (les Israéliens) ont vraiment reconnu, dans toutes nos conversations, que ces sanctions faisaient la différence", a insisté la secrétaire d'Etat.

"Nous avons encore du temps pour nous concentrer sur ces sanctions, pour faire tout notre possible pour amener l'Iran à négocier de bonne foi", a répété Mme Clinton, pour qui la double voie de la diplomatie et des sanctions "est toujours, et de loin, la meilleure approche en ce moment".

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