Le Kosovo reste un "quasi-Etat" sans existence légitime pour Moscou

Le Kosovo reste un "quasi-Etat" sans existence légitime après l'annonce par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG) de la fin de sa mission de surveillance, a déclaré mardi la porte-parole adjointe du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, citée par Interfax. [AFP] Le Kosovo reste un "quasi-Etat" sans existence légitime après l'annonce par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG) de la fin de sa mission de surveillance, a déclaré mardi la porte-parole adjointe du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, citée par Interfax. [AFP]

Le Kosovo reste un "quasi-Etat" sans existence légitime après l'annonce par le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG) de la fin de sa mission de surveillance, a déclaré mardi la porte-parole adjointe du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova, citée par Interfax.

"Puisque l'ISG n'a pas de statut universellement reconnu, nous partons du principe qu'indépendamment de sa décision le Kosovo reste un quasi-Etat sans existence légale au plan international", a déclaré la porte-parole.

Le Groupe d'orientation sur le Kosovo (ISG), qui rassemble les Etats ayant soutenu l'indépendance du pays parmi lesquels les Etats-Unis, plusieurs membres de l'Union européenne et la Turquie, a annoncé lundi avoir mis fin à sa mission au Kosovo, l'ex-province serbe à majorité albanaise accédant ainsi selon ces pays à la "pleine souveraineté".

La Russie, allié traditionnel de la Serbie et qui s'oppose sur la scène internationale à ce qu'elle considère comme des ingérences occidentales, a toujours refusé catégoriquement toute reconnaissance de l'indépendance du Kosovo.

"Le soi-disant Groupe d'orientation a été formé par des pays qui avaient reconnu la +République du Kosovo+ autoproclamée", a observé la porte-parole de la diplomatie russe.

Ce groupe avait été formé "pour appuyer la réalisation du +plan Ahtisaari+ (et) les propositions formulées par l'ancien président finlandais pour le règlement du problème du Kosovo, ce qui n'a pas été approuvé par le Conseil de sécurité de l'ONU", a ajouté la diplomate.

"Un règlement à long terme du problème du Kosovo n'est possible que sur la base de pourparlers entre les parties concernées conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-elle encore déclaré.

La majorité albanaise kosovare a proclamé l'indépendance de la Serbie en 2008, conséquence ultime du conflit de 1998-199 entre la guérilla indépendantiste kosovare et les forces serbes.

Au printemps 1999, pour mettre fin à la répression des forces serbes contre la guérilla kosovare, l'Otan avait mené des raids aériens au Kosovo et en Serbie qui se sont traduits par le départ des forces serbes du Kosovo.

Le Finlandais Martti Ahtisaari, médiateur de l'ONU, avait par la suite fait adopter un processus d'accession à l'indépendance du Kosovo, "sous surveillance internationale", notamment avec une administration sur place de la communauté internationale, processus constamment rejeté par la Serbie.

Le président serbe Tomislav Nikolic est attendu mardi à Sotchi (sud de la Russie) pour des entretiens avec son homologue russe Vladimir Poutine.

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