Des Pasdaran présents en Syrie et au Liban

Conférence de presse du général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, le 16 septembre 2012 à Téhéran [Atta Kenare / AFP] Conférence de presse du général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, le 16 septembre 2012 à Téhéran [Atta Kenare / AFP]

Des membres de la "Force Qods" des Gardiens de la révolution sont présents en Syrie et au Liban, mais uniquement comme "conseillers", a déclaré dimanche le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef de la garde prétorienne du régime iranien.

"Un certain nombre de membres de la Force Qods sont présents en Syrie et au Liban. Mais cela ne veut pas dire que nous y avons une présence militaire. Nous fournissons (à ces deux pays) des conseils et des avis et les faisons bénéficier de notre expérience", a déclaré le général Jafari lors d'une conférence de presse.

Il n'a pas précisé sur quoi portaient ces "conseils et avis".

"Nous sommes fiers (...) de défendre la Syrie qui est un élément de la résistance" contre Israël, a ajouté le patron des Pasdaran, qui a opposé le "transfert d'expérience" apporté par Téhéran au régime de Damas et le "soutien d'autres pays aux groupes terroristes" en Syrie, appellation iranienne officielle de l'opposition syrienne.

C'est la première fois qu'un responsable des Pasdaran reconnaît publiquement la présence d'éléments de la "Force Qods" en Syrie et au Liban.

La "Force Qods" est l'unité des Gardiens de la révolution chargée de toutes les opérations extérieures, officielles ou clandestines, du corps d'élite de la République islamique.

Forte de plusieurs milliers de membres, elles serait particulièrement active dans les pays du Moyen-Orient, selon les analystes occidentaux.

Plusieurs pays occidentaux et arabes accusent Téhéran de fournir, depuis le début de la crise syrienne, une aide militaire au régime du président Bachar al-Assad, principal allié de l'Iran dans la région

Les dirigeants iraniens ont toujours démenti toute présence militaire en Syrie, affirmant n'apporter qu'une aide "morale et humanitaire" au régime de Damas.

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