Sept morts dans un attentat à l'entrée de la zone verte de Bagdad

Vue extérieure de l'ambassade américaine en date du 11 octobre 2007 à Bagdad [ / AFP/Archives] Vue extérieure de l'ambassade américaine en date du 11 octobre 2007 à Bagdad [ / AFP/Archives]

Sept personnes ont été tuées et au moins 24 blessées lundi dans un attentat suicide à une entrée de la zone verte de Bagdad, qui abrite notamment l'ambassade des Etats-Unis, a-t-on appris auprès de sources médicales et sécuritaire.

Parmi les blessés figure le député Habib al-Torfi, selon un de ses collègues parlementaires.

L'attentat s'est produit vers 08H00 (05H00 GMT) par un kamikaze au volant d'une voiture piégée à un point d'accès du périmètre ultra-protégé de la zone verte, au coeur de la capitale irakienne.

Selon une source au ministère de l'Intérieur, sept personnes ont été tuées, dont trois membres des forces de sécurité, et 24 autres blessées. Une source médicale à l'hôpital Ibn Nafis a confirmé sept morts mais fait état de 27 blessés.

L'attaque s'est déroulée au point d'accès du pont du 14-Juillet, qui enjambe le Tigre pour déboucher au coeur de la zone verte.

Un témoin a raconté à l'AFP "avoir entendu une énorme explosion et des tirs immédiatement après".

Une heure après l'explosion, un journaliste de l'AFP a vu sur place un véhicule blindé de l'armée soufflé par l'explosion. Des morceaux de métal jonchaient la rue sur des dizaines de mètres.

Des soldats et policiers avaient fermé la route menant au pont du 14-Juillet et empêchaient véhicules et piétons d'approcher du lieu de l'attaque.

La zone verte, un périmètre ultra-sécurisé, abrite outre l'ambassade des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, les principaux organes du gouvernement et le Parlement irakiens. Des points de contrôle, comme celui du pont du 14-Juillet, restreignent son accès aux seules personnes munies d'une autorisation.

Il y a encore trois ans, les attaques perpétrées aux points d'accès de la zone verte étaient fréquentes. Mais, depuis, les violences ont diminué de manière générale en Irak. Elles continuent cependant à régulièrement ensanglanter le pays, plongé depuis plusieurs mois dans une grave crise politique doublée de fortes tensions confessionnelles.

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