Le chef des Farc ne veut pas de "date limite" pour les négociations

Capture écran de Timoleon Jimenez, chef de la guérilla des Farc, sur une chaîne de télévision vénézuelienne le 25 mai 2008 [ / TELESUR/AFP/Archives] Capture écran de Timoleon Jimenez, chef de la guérilla des Farc, sur une chaîne de télévision vénézuelienne le 25 mai 2008 [ / TELESUR/AFP/Archives]

Le chef de la guérilla des Farc, Timoleon Jimenez, refuse de fixer une "date limite" pour les négociations de paix avec les autorités colombiennes, prévues à partir d'octobre prochain, dans un entretien publié mercredi sur le site du parti communiste de Colombie.

Même s'il affiche son "grand espoir de mettre fin au conflit" qui dure depuis près d'un demi-siècle, "Timochenko" reproche vivement au président colombien Juan Manuel Santos d'avoir limité la durée des pourparlers à "quelques mois".

"C'est un objectif qu'il a déterminé de son côté, contrairement à ce qui avait été conclu dans l'esprit et la lettre", explique le dirigeant de la rébellion marxiste.

"Il avait été convenu de ne pas prévoir de date limite, ni même d'utiliser le mot +mois+", souligne-t-il, en évoquant les premiers contacts noués à La Havane qui ont permis d'annoncer la tenue de pourparlers de paix.

Ces discussions exploratoires à Cuba ont duré "deux ans alors qu'on pensait au début que ce serait seulement une question de semaines", fait notamment valoir le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), la plus ancienne guérilla d'Amérique latine.

Toutefois, insiste-t-il, les Farc se présenteront à la table des négociations dans "l'idée que le processus sera un succès". Les discussions s'ouvriront le 8 octobre à Oslo en Norvège, avant de se poursuivre à Cuba.

Le chef des rebelles confirme aussi que l'objectif des négociations est bien de "déposer les armes" et il regrette l'absence d'un cessez-le-feu, en déplorant que les autorités aient "choisi de mener les pourparlers au milieu de la confrontation".

Fondées en 1964 lors d'une insurrection paysanne, les Farc, principale guérilla du pays, compte encore quelque 9.000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales, après une série de revers qui ont divisé ses troupes de moitié en dix ans.

Nommé à leur tête en novembre dernier, Timoleon Jimenez, de son vrai nom Rodrigo Londoño, un ancien étudiant en médecine ayant pris le maquis dans les années 80, admet que les Farc ont "reçu des coups sérieux", tout en assurant que la rébellion reste active et n'a "pas été contrainte" de négocier.

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