Aung San Suu Kyi appelle à la libération des Pussy Riot

Aung San Suu Kyi devant des militants d'Amnesty International à Washington, le 20 septembre 2012 [Saul Loeb / AFP] Aung San Suu Kyi devant des militants d'Amnesty International à Washington, le 20 septembre 2012 [Saul Loeb / AFP]

L'icône de la démocratie birmane Aung San Suu Kyi a appelé jeudi à Washington à la libération "le plus tôt possible" des Pussy Riot, les trois chanteuses d'un groupe punk actuellement emprisonnées en Russie, lors d'une rencontre avec des jeunes d'Amnesty International.

La députée de l'opposition birmane, actuellement en visite aux Etats-Unis, a indiqué qu'elle "voulait que tout le groupe soit libéré le plus tôt possible", en réponse à une question posée lors d'une rencontre organisée par l'association de défense des droits de l'homme avec quelque 300 jeunes.

"Y avait-il quelque chose, dans leur chanson, de néfaste à l'égard d'autres personnes?", a demandé la prix Nobel de la Paix, libérée fin 2010 de résidence surveillée après avoir passé 15 années privée de liberté.

Ayant reçu la réponse que les critiques étaient portées contre le gouvernement russe, la "Dame de Rangoun" a affirmé sous les rires et les applaudissements de la salle que "les gouvernements devaient être préparés à recevoir des critiques".

"C'est une autre affaire si on insulte des personnes individuellement", a ajouté Mme Suu Kyi devant l'auditoire, parmi lequel se trouvait Piotr Verzilov, le mari de Nadia Tolokonnikova, l'une des trois chanteuses.

Les Pussy Riot ont été condamnées en août pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" à deux ans de camp après avoir chanté une "prière" anti-Poutine dans une église orthodoxe. Un procès en appel doit débuter le 1er octobre à Moscou.

Au fil des questions, Mme Suu Kyi a évoqué pendant une heure dans les locaux du Newseum, un musée de la capitale américaine dédié aux médias, son assignation à résidence et sa philosophie des droits de l'homme.

Aung San Suu Kyi est à Washington depuis lundi pour un voyage de trois semaines à travers les Etats-Unis, où, comme en Europe en juin, elle reçoit un accueil aussi prestigieux que chaleureux dans un pays où elle est adulée.

Vous aimerez aussi

Etats-Unis Amal Clooney appelle Aung San Suu Kyi à gracier les journalistes de Reuters
La cheffe de l'ONU pour les droits de l'Homme Michelle Bachelet à Genève le 3 septembre 2018  [Fabrice COFFRINI / POOL/AFP]
Liberté de la presse Birmanie : l'ONU demande la libération «immédiate» des journalistes de Reuters 
La police birmane emmène les deux journalistes de Reuters après leur condamnation à sept ans de prison pour atteinte au secret d'Etat, sous les yeux de la presse, à Rangoun le 3 septembre 2018 [Ye Aung THU / AFP]
Justice Birmanie : deux journalistes condamnés à 7 ans de prison

Ailleurs sur le web

Derniers articles