La présidente de la région de Rome démissionne à la suite d'un scandale financier

La présidente de la région de Rome Renata Polverini, le 26 mars 2010 à Rome [Tiziana Fabi / AFP/Archives] La présidente de la région de Rome Renata Polverini, le 26 mars 2010 à Rome [Tiziana Fabi / AFP/Archives]

La présidente de la région de Rome, membre de pointe du parti Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, a annoncé lundi sa démission à la suite d'un vaste scandale financier frappant des élus de son groupe au parlement régional, qui se voit ainsi de fait dissout.

Renata Polverini a annoncé sa démission "irrévocable" à la presse, en affirmant vouloir mettre fin à l'utilisation laxiste des financements régionaux par le groupe parlementaire local du PDL.

Une enquête a été ouverte il y a plusieurs semaines contre une dizaine de conseillers régionaux de ce parti soupçonnés de malversations financières allant des fausses factures au détournement de fonds.

"Je mets fin au parcours d'un conseil (régional) qui n'est plus digne de représenter le Latium (NDLR: nom de la région de Rome). Ces messieurs je les renvoie tous à la maison", a-t-elle dit en ajoutant: "je pars la tête haute, je n'ai rien à faire avec ces malfaiteurs".

Les magistrats enquêtent sur des versements issus des caisses de la région au profit de ces conseillers PDL sous l'intitulé "fonds destinés au fonctionnement du groupe" pour un total approchant les 6 millions d'euros.

Les noms des conseillers ont été livrés à la justice par l'ex-chef du groupe parlementaire régional, Franco Fiorito, surnommé "Batman", soupçonné d'appropriation illicite de fonds publics pour au moins 800.000 euros. Le successeur de Fiorito, Francesco Battistoni, également éclaboussé par l'affaire, a démissionné la semaine passée.

Après avoir menacé à plusieurs reprises de partir, au fur et à mesure que la presse révélait les détails du "Laziogate", Mme Polverini a jeté l'éponge après avoir été abandonnée par les conseillers régionaux centristes alliés de sa majorité.

En fin de semaine dernière alors qu'elle avait déjà mis sa démission dans la balance, Silvio Berlusconi l'en avait dissuadée pour éviter des élections anticipées. Selon les médias italiens, il veut à tout prix éviter un scrutin à risque dans la région de Rome avant les législatives prévues en avril 2013, redoutant un effet boule de neige sur le PDL.

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