Les législatives au Bélarus n'ont été ni libres ni impartiales

Le président Alexandre Loukachenko parle aux journalistes après avoir voté aux législatives le 23 septembre 2012 à Minsk [Viktor Drachev / AFP] Le président Alexandre Loukachenko parle aux journalistes après avoir voté aux législatives le 23 septembre 2012 à Minsk [Viktor Drachev / AFP]

Les législatives tenues dimanche au Bélarus n'ont été ni libres ni impartiales, a affirmé lundi la mission d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), après le scrutin, déjà dénoncé par l'opposition bélarusse.

"Une élection libre implique que les gens sont libres de s'exprimer, de s'organiser et de briguer un mandat, mais nous n'avons vu rien de cela durant la campagne", a indiqué le coordinateur de la mission spéciale de l'OSCE pour ces élections, Matteo Mecacci, dans un communiqué.

"Ces élections, depuis le début, n'ont pas laissé de place à la concurrence", a-t-il ajouté.

Antonio Milososki, chef de la mission de long terme d'observation électorale, a de son côté souligné "le manque de neutralité et d'impartialité de la part des commissions électorales, qui mine la confiance dans le processus".

"En dépit d'amélioration apportées à la législation électorale en 2010 et 2011, le cadre légal ne garantit pas de manière adéquate la tenue d'élections correspondant aux recommandations de l'OSCE et aux normes internationales", a ajouté la mission dans son communiqué.

"Bien que la Constitution garantisse la liberté d'expression et qu'il y ait un grand nombre de médias, la couverture de la campagne n'a pas offert un large éventail de points de vue. (...) La couverture médiatique s'est concentrée sur le président et le gouvernement, l'attention prêtée aux candidats étant réduite au minimum", a ajouté l'organisation.

Enfin, si le déroulement du vote lui-même a été considéré comme satisfaisant, "le processus s'est détérioré considérablement lors du décompte", a souligné la mission.

"Nombre d'observateurs n'ont pas pu observer réellement le décompte (ou) en ont donné une appréciation négative", a souligné l'OSCE, estimant que "l'absence de procédures bien définies signifie qu'un décompte juste ne peut être garanti".

Les législatives de dimanche, boycottées par l'opposition, ont vu 109 sièges sur 110 pourvus dès le premier tour, par des candidats tous favorables au pouvoir, avec une participation de 74%, selon la commission électorale.

L'opposition a affirmé dimanche soir que les résultats et le taux de participation annoncés officiellement avaient été falsifiés.

La Commission électorale centrale a rejeté par avance toute critique, estimant que celle-ci ne serait que le reflet d'un a priori "négatif".

Vous aimerez aussi

Une employée électorale enregistre l'empreinte biométrique d'une votante lors des législatives, le 20 octobre 2018 à Hérat, en Afghanistan [HOSHANG HASHIMI / AFP]
Élections Législatives : les Afghans votent au péril de leur vie pour la deuxième journée
Une employée électorale enregistre l'empreinte biométique d'une votante lors des législatives, le 20 octobre 2018 à Hérat, en Afghanistan [HOSHANG HASHIMI / AFP]
Élections Législatives en Afghanistan : le vote reprend dans les bureaux fermés
Des Afghanes font la queue pour voter à Herat, le 20 octobre 2018 [HOSHANG HASHIMI / AFP]
Élections Législatives en Afghanistan : dépouillement après le chaos et la violence

Ailleurs sur le web

Derniers articles