Nucléaire: Ahmadinejad condamne les sanctions

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le secrétaire général de l'ONu  Ban Ki-moon, le 23 septembre 2012 à New York [Allison Joyce / Getty Images/AFP] Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le secrétaire général de l'ONu Ban Ki-moon, le 23 septembre 2012 à New York [Allison Joyce / Getty Images/AFP]

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a condamné lundi les puissances occidentales présentes au Conseil de sécurité des Nations Unies qui "violent les droits et libertés d'autres nations" en imposant des sanctions à l'Iran contre son programme nucléaire.

M. Ahmadinejad, qui se trouve à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine, s'en est pris avec virulence aux sanctions imposées contre l'Iran à l'occasion d'un débat aux Nations Unies. Il a tout particulièrement visé les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

"Le privilège discriminatoire du veto dont jouissent certains membres du Conseil de sécurité n'est pas très légitime", a-t-il dit au siège de l'ONU à New York.

"C'est pour cela que le Conseil de sécurité n'est pas parvenu à établir la justice et à s'assurer de la paix et de la sécurité à travers le monde", a-t-il ajouté.

"Certains membres du Conseil de sécurité qui bénéficient du veto ont choisi le silence concernant les têtes nucléaires d'un +faux régime+ alors que dans le même temps ils font obstacle aux progrès scientifiques d'autres nations", a-t-il encore déclaré en référence à Israël, qui dispose d'un programme nucléaire secret.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. L'Iran le nie, affirmant que son programme d'enrichissement d'uranium ne vise qu'à la production d'énergie et d'isotopes médicaux.

L'Iran, sous le coup de plusieurs séries de sanctions, et les grandes puissances sont engagés depuis des années dans un très difficile processus de discussions visant à trouver une issue diplomatique à ce différend. Mais la dernière réunion fin juin à Moscou entre les négociateurs iraniens et ceux des six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) s'est achevée sur un blocage.

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