Obama dénonce devant l'ONU une "attaque contre l'Amérique" à Benghazi

Barack Obama devant l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre 2012 à New York [John Moore / Getty Images/AFP] Barack Obama devant l'Assemblée générale de l'ONU le 25 septembre 2012 à New York [John Moore / Getty Images/AFP]

Le président américain Barack Obama a dénoncé mardi devant l'Assemblée générale de l'ONU "une attaque contre l'Amérique" en évoquant l'attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur américain le 11 septembre à Benghazi en Libye.

"Les attaques contre nos ressortissants à Benghazi étaient des attaques contre l'Amérique. (...) Nous serons implacables pour traquer ces tueurs et les mener devant la justice", a déclaré le président américain à la tribune de l'Assemblée générale de ONU.

M. Obama a également qualifié de "répugnant" le film islamophobe qui a déclenché des manifestations meurtrières dans le monde musulman, tout en soulignant que cette "insulte visant non seulement les musulmans mais aussi l'Amérique" ne justifiait aucune violence.

L'attaque contre le consulat américain de Benghazi (est de la Libye) le 11 septembre avait fait 4 morts américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens, à qui le président américain a rendu un vibrant hommage.

"Aujourd'hui, nous devons affirmer que notre avenir sera tracé par des gens comme Chris Stevens, pas par ses meurtriers. Aujourd'hui, nous devons déclarer que cette violence et cette intolérance n'ont pas de place au sein des Nations Unies", a déclaré M. Obama.

"Ici aux Etats-Unis, un nombre infini de publications constituent des offenses. Comme moi, la majorité des Américains sont chrétiens, et cependant nous n'interdisons pas le blasphème contre nos croyances les plus sacrées", a-t-il souligné.

"En tant que président de ce pays, en tant que commandant en chef de nos forces armées, j'accepte que des gens me traitent de tous les noms chaque jour, et je défendrai toujours leur droit à le faire", a ajouté le président américain.

"Quand de nos jours n'importe qui avec un téléphone portable peut d'un seul clic répandre des images offensantes, penser que nous pouvons contrôler le flot d'information est dépassé", a-t-il poursuivi, avant de marteler: "aucun discours ne justifie la violence insensée, aucun mot n'excuse les meurtres d'innocents, aucune vidéo ne justifie l'attaque d'une ambassade".

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