ONU : Abbas et Netanyahu se succèdent jeudi à la tribune

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, le 26 septembre à l'ONU à New York [Don Emmert / AFP] Le président palestinien Mahmoud Abbas et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, le 26 septembre à l'ONU à New York [Don Emmert / AFP]

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se succèdent jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU, l'un pour réclamer un meilleur statut international pour la Palestine, l'autre pour dénoncer les ambitions nucléaires iraniennes.

Un an après le dépôt historique de la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, qui avait constitué le moment fort de l'Assemblée en 2011, l'objectif de M. Abbas est plus modeste: élever le statut de la Palestine d'observateur à Etat non membre.

Les Palestiniens ont revu leurs ambitions à la baisse car ils n'ont pas les voix nécessaires au Conseil de sécurité pour faire de la Palestine un Etat membre de l'ONU à part entière.

Des diplomates à l'ONU assurent que M. Abbas ne devrait même pas demander le vote à court terme d'une résolution à l'Assemblée, où il est pourtant assuré d'une large majorité des 193 pays membres.

Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Abbas aurait promis à Washington de ne pas faire voter la résolution avant la présidentielle américaine du 6 novembre.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a rencontré le président Abbas mercredi soir à New York pour lui rappeler la position américaine: "Nous lui avons dit très clairement que notre objectif est la reprise des négociations directes (israélo-palestiniennes) et que ce n'est pas en passant par la route de l'ONU que nous arriverons à destination", a commenté un responsable du département d'Etat.

Le président palestinien sera suivi à la tribune de l'ONU par Benjamin Netanyahu, qui va répéter ses mises en garde contre un Iran nucléaire: "Je vais rappeler à la communauté internationale qu'il est impossible de tolérer que le pays le plus dangereux du monde se dote de l'arme la plus dangereuse au monde", a prévenu mardi le chef du gouvernement israélien.

Mardi, le président Barack Obama avait affirmé devant l'ONU que "les Etats-Unis feraient ce qu'ils doivent faire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire".

Mais le président américain, en pleine campagne électorale, privilégie la diplomatie et les sanctions et refuse de fixer à Téhéran "des lignes rouges claires" à ne pas franchir dans son programme nucléaire sous peine de s'exposer à une action militaire.

De son côté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a accusé mercredi l'Occident et Israël de vouloir "intimider" son pays. Mais dans son discours à l'Assemblée, qui était très attendu, il s'est gardé de lancer ses diatribes habituelles contre l'Etat hébreu.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous prétexte d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Jeudi après-midi, les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne se concerteront sur les moyens de faire pression sur l'Iran.

Vous aimerez aussi

La Rwandaise Louise Mushikiwabo, candidate au poste de secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le 2 août 2018 à Kigali [JACQUES NKINZINGABO / AFP/Archives]
sommet La Francophonie couronne la Rwandaise Louise Mushikiwabo, en dépit des critiques
Le président français Emmanuel Macron à Erevan en Arménie lors du 17e Sommet de la Francophonie [LUDOVIC MARIN / AFP]
sommet A Erevan, Emmanuel Macron appelle à «réinventer» la Francophonie
sommet Arménie : où en est la francophonie dans le monde ?

Ailleurs sur le web

Derniers articles