Chavez se dit guéri et prêt à gouverner jusqu'en 2019

Le président vénézuélien Hugi Chavez lors d'un meeting de campagne à Monagas, le 28 septembre 2012 [Juan Barreto / AFP] Le président vénézuélien Hugi Chavez lors d'un meeting de campagne à Monagas, le 28 septembre 2012 [Juan Barreto / AFP]

Le président vénézuélien Hugo Chavez, candidat dimanche prochain à un nouveau mandat de six ans, s'est à nouveau déclaré guéri de son cancer, samedi, et capable de gouverner au moins jusqu'en 2019, lors d'une interview avec l'AFP au cours d'un meeting de campagne.

"Je crois que oui, je me sens très bien", a répondu M. Chavez à la question de savoir s'il était totalement guéri, interrogé sur un camion circulant parmi des milliers de partisans, à Guarenas, une cité dortoir à l'est de Caracas.

"Si je ne me sentais pas la force" de gouverner six ans de plus "je ne serais pas là. Nous allons d'ailleurs travailler à un rythme accéléré", a ajouté le président sortant, favori des sondages devant l'ex gouverneur Henrique Capriles, le principal candidat de l'opposition, âgé de 40 ans.

M. Chavez, 58 ans, a été opéré deux fois en 2011 et 2012 en raison d'un cancer dans la zone pelvienne dont la nature précise n'a jamais été révélée et qui lui valu de lourds traitements médicaux.

Discret sur la scène politique durant quelques mois, son retour a coincidé avec le début de la campagne électorale, en juillet.

Hugo Chavez a reconnu également avoir dû ralentir le rythme de ses activités: "Les premières années de gouvernement, je ne me reposais jamais. Mais le corps te rappelle que tu dois ralentir", a ajouté le président réélu sans discontinuer depuis 1998.

Il s'est également affirmé certain de battre M. Capriles, plaidant pour une victoire la plus large possible: "Le plus important est de creuser l'écart pour consolider la révolution" socialiste.

Il a admis enfin ne pas être parvenu à émanciper le pays de la rente pétrolière, qui représente 90% des ressources en devises du Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves de pétrole au monde, mais a demandé plus de temps pour atteindre cet objectif.

"C'est un modèle qui a 100 ans, nous avons progressé, mais c'est quelque chose de progressif, il y a besoin de temps pour mettre l'activité économique en marche", s'est-il justifié.

Cependant, il a défendu ses mesures radicales, comme les nombreuses nationalisations et expropriations, estimant qu'elles avaient eu de meilleurs résultats que les programmes de gauche en Europe.

"Regardez l'Espagne. Ca me fait mal. J'ai parlé de tant de choses avec (l'ex chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez) Zapatero. Malheureusement, ils n'ont pas fait avancer leur projet de gauche et ils ont perdu les élections", a-t-il commenté.

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