Le Premier ministre japonais remanie largement son gouvernement

Yoshihiko Noda le 1er octobre 2012 à Tokyo [Kazuhiro Nogi / AFP] Yoshihiko Noda le 1er octobre 2012 à Tokyo [Kazuhiro Nogi / AFP]

Le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé lundi un vaste remaniement de son gouvernement avant des élections législatives anticipées et en plein conflit diplomatique avec la Chine.

Comme il est de coutume au Japon, son équipe a démissionné en bloc avant que M. Noda n'annonce peu après la nouvelle composition de son gouvernement, comprenant huit membres du cabinet sortant et dix nouveaux entrants.

En renouvelant son équipe, le Premier ministre espère doper sa popularité qui a fondu après l'adoption d'une loi prévoyant la hausse d'une taxe sur la consommation.

Afin d'obtenir l'adoption de ce texte controversé, il a promis à l'opposition de droite qu'il convoquerait des élections législatives anticipées "dans un proche avenir".

Le ministère des Finances a été le principal concerné par ce remaniement. Son titulaire, Jun Azumi, a abandonné son portefeuille et va hériter du poste de secrétaire général du PDJ, une responsabilité cruciale au sein de l'appareil au moment où la majorité prépare des élections en position difficile.

M. Azumi a été remplacé par Koriki Jojima, un député peu connu du grand public qui a oeuvré en coulisse à la hausse de la taxe sur la consommation.

Sa nomination constitue une surprise car la presse avait évoqué la semaine dernière le nom de l'expérimenté Katsuya Okada, actuel vice-Premier ministre, pour remplacer M. Azumi. Le ministre des Finances aura pour tâche immédiate d'accueillir les assemblées générales annuelles du FMI et de la Banque mondiale, prévues en fin de semaine prochaine à Tokyo.

Parmi les ministères régaliens, le titulaire des Affaires étrangères, Koichiro Gemba, et de la Défense, Satoshi Morimoto, ont conservé leur poste, en une période troublée par un conflit diplomatique avec Pékin à propos de la souveraineté sur des îles de mer de Chine orientale.

M. Noda a toutefois nommé dans son nouveau gouvernement une personnalité réputée proche de la Chine, Makiko Tanaka. La presse japonaise a présenté cette décision comme un signe de bonne volonté à l'égard de Pékin, bien que le Premier ministre ait démenti tout lien avec la crise diplomatique en cours.

Ephémère ministre des Affaires étrangères à l'époque du Premier ministre de droite Junichiro Koizumi, Mme Tanaka a reçu le portefeuille de l'Education. Elle n'aura à ce titre aucun rôle diplomatique officiel, mais sa nomination est avant tout symbolique, d'après la presse. Elle est la fille de l'ancien Premier ministre Kakuei Tanaka, qui avait conduit le Japon à normaliser ses liens avec la Chine il y a 40 ans et dont l'image reste positive à Pékin.

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