Les Farc demandent des "garanties" pour leurs négociateurs

Le négociateur des Farc Rodrigo Granda, le 16 juin 2007 à Bogota [Mauricio Duenas / AFP/Archives] Le négociateur des Farc Rodrigo Granda, le 16 juin 2007 à Bogota [Mauricio Duenas / AFP/Archives]

Un négociateur de la guérilla colombienne des Farc aux pourparlers de paix prévus mi-octobre en Norvège avec le gouvernement a réclamé mardi des "garanties totales" pour la sécurité des membres de la délégation, qui pourraient être recherchés par d'autres pays.

"Il faut que les mandats d'arrêt soient levés totalement, sinon n'importe quel juge, en Norvège ou ailleurs, pourrait avoir l'idée d'arrêter un membre de la délégation des Farc et ce serait un désastre", a déclaré Rodrigo Granda dans un entretien à l'AFP à La Havane.

"Nous avons demandé des garanties totales et le gouvernement colombien est dans l'obligation de nous les apporter", a ajouté Rodrigo Granda, souvent considéré comme le "ministre des Affaires étrangères" de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

"Nous espérons pouvoir compter avec des garanties pleines et totales pour qu'aucun incident ne survienne maintenant et tant que durera le processus" de négociation, a souligné le dirigeant des Farc, connu sous son nom de guerre de Ricardo Tellez.

Une trentaine de hauts responsables des Farc doivent participer aux négociations, dont les cinq membres de la délégation officielle et leurs cinq suppléants.

Initialement prévu à partir du 8 octobre, le dialogue entre guérilla et gouvernement colombien doit débuter le 15 octobre à Oslo, la Norvège étant avec Cuba un des deux pays garants du processus, a annoncé lundi la guérilla.

Après une première session de discussions à Oslo, l'essentiel des négociations devrait se poursuivre à La Havane.

Ces pourparlers visent à mettre un terme à un demi-siècle de conflit armé et sont la quatrième tentative de dialogue entre les autorités et la plus ancienne guérilla d'Amérique latine.

Principale guérilla du pays, fondée en 1964 dans la foulée d'une insurrection paysanne, les Farc comptent encore, selon les autorités, quelque 9.000 combattants essentiellement repliés dans les zones rurales.

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