Un "Felix Baumgartner" français de 68 ans veut sauter de 40.000 mètres

En 2008, Michel Fournier expliquait déjà son projet de s'élancer depuis 40.000 mètres, à la base de North Battleford au Canada. En 2008, Michel Fournier expliquait déjà son projet de s'élancer depuis 40.000 mètres, à la base de North Battleford au Canada.[DAVID BOILY / AFP]

Felix Baumgartner lui a "volé son record" et Michel Fournier compte bien lui reprendre. Ce français de 68 ans, parachutiste retraité de l’armée s’y prépare depuis les années 2000.

« En mai prochain, si je boucle mon budget, je veux sauter à plus de 40.000 mètres au-dessus du Canada » confiait-il dimanche à La Provence.

Mais contrairement à son homologue aventurier, Michel Fournier n’est pas accompagné par un sponsor fortuné tel que Red-Bull. Pour s’offrir son rêve de grand saut, le sexagénaire a dû vendre tous ses biens et continue de travailler comme gardien.  

En poursuivant sa collecte de fonds depuis les Alpilles, il prépare son départ depuis la base de North Battleford dans la province de la Saskatchewan au Canada. « Là-bas, on croit en moi » ajoute-il. Avec une préparation physique et un suivi médical, Michel Fournier s'entraîne pour montée qui pourrait durer trois heures, et une chute de 5 minutes et 25 secondes.

Le saut est prévu pour mai 2013, à l'aide d’une combinaison pressurisée comparable à celle de Felix Baumgartner.

 

Plusieurs essais infructueux

Depuis le début des années 2000, Michel Fournier est prêt à s’élancer depuis la stratosphère. Mais il accumule les événements malencontreux. « En 2003, tout était prêt pour m’élancer au-dessus de la Crau, la seule zone en France où l’espace aérien est dégagé mais les autorités française m’ont bloqué » déclare le parachutiste.

Un matériel défectueux, des ballons chinois ou indiens, l’handicapent également. Un « ballon américain totalement sûr » devrait cette fois-ci l’emmener vers les hauteurs du ciel.

Déjà en 1987, Michel Fournier avait approché son rêve. Sélectionné pour le projet S38 du ministère de la Défense « qui visait à améliorer la sécurité des astronautes et dont l’objectif était un saut à 38.000 mètres », il n’aura pas atteint l’espace. L’expérience est en effet arrêtée suite à l’abandon du projet européen Hermès de navette spatiale.

 

Faire avancer la science

Michel Fournier n’est pas seul dans son projet. Derrière lui, un comité de soutien informel : Jean-François Clervoy, astronaute français de l’agence spatiale européenne, le Dr Henri Marotte, son médecin aéronautique, Michel Chevalet, journaliste spécialisé qui l’a suivi jusqu’à la base de lancement de Kourou.

« J’ai un profond respect pour ce (que Baumgartner) a fait, mais il n’avait qu’une caméra sur lui. Moi je serai bardé de capteurs pour faire progresser la science » précise Michel Fournier.

En attendant d’enfiler sa combinaison pressurisée, il anticipe son départ, aux côtés de son épouse rencontrée sur la base canadienne qui doit le voir s’envoler pour dépasser de 1.000 mètres le record autrichien.

 

En 2006, Michel Fournier s'exprimait à propos de son saut de 40 kilomètres

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