Contaminations, mortalité : le SIDA en net recul dans le monde

Orphelinat de Bulembu (Swaziland) où sont les recueillis les enfants de personnes mortes du SIDA Orphelinat de Bulembu (Swaziland) où sont les recueillis les enfants de personnes mortes du SIDA[AFP]

L'agence de l'ONU en charge de la prévention et de la lutte contre le SIDA a dévoilé mardi son rapport 2012 et présenté une série de statistiques encourageantes. L'ONUSIDA évoque une amélioration "sans précédent" de la situation.

Premier phénomène significatif présenté dans ce rapport : la réduction de la mortalité liée au virus de l'immunodéficience humaine (VIH). De 2005 à 2011, on estime ainsi que la mortalité a décru de 25%, notamment grâce à la diffusion des thérapies antirétrovirales, en particulier dans les pays du Sud qui en furent longtemps privés. Le nombre de personnes ayant désormais accès à ces traitement a grimpé de 63% en l'espace de deux ans.

L'Afrique, continent longtemps ravagé par le SIDA, affiche des progrès spectaculaires. Selon les auteurs du rapport, dans les 25 pays les plus pauvres du monde, le taux de contamination a diminué de 50%. Et les chiffres sont encore plus spectaculaires dans certains des pays qui ont payé le plus lourd tribu au virus : Malawi, Botswana, Namibie ou Zambie.

Michel Sidibé, directeur exécutif de l'ONUSIDA, se fait l'écho de cette progression : "Les progrès s'accèlerent à un rythme croissant. Deux ans suffisent désormais pour faire ce qui exigeait dix ans auparavant". Des investissements soutenus dans la lutte contre le SIDA expliquent en partie ses bons résultats.

Les nouveaux-nés sont les premiers bénéficiaires de ces progrès et selon Michel Sidibé, un objectif de "zéro contamination" pour les bébés est désormais réaliste.

Cependant, il reste encore de nombreux axes de progression dans la lutte contre le SIDA. Ainsi, 6,8 millions de patients dans le monde n'ont toujours pas accès au moindre traitement. Et 4 millions de couples "discordants" (dont un des membres est atteint par le VIH) auraient besoin d'un traitement pour éviter une contamination de l'autre partenaire. Enfin, plusieurs populations demeurent surexposées au virus, notamment les travailleurs sexuels, les toxicomanes et les homosexuels masculins. En 2011, 2,5 millions de personnes ont été contaminées par le VIH.

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