Le Bangladesh craint une nouvelle flambée de violences

Des policiers du Bangladesh tirent des balles en caoutchouc lors d'une manifestation après la condamnation d'un opposant, à Dacca, le 28 février 2013 [ / AFP] Des policiers du Bangladesh tirent des balles en caoutchouc lors d'une manifestation après la condamnation d'un opposant, à Dacca, le 28 février 2013 [ / AFP]

De nouveaux heurts ont éclaté vendredi au Bangladesh au lendemain de la journée de violences la plus meurtrière qu'ait connu le pays depuis quatre décennies, après la condamnation à mort d'un leader islamiste convaincu de crimes lors de la guerre d'indépendance en 1971.

Un conducteur de rickshaw a été tué vendredi dans des émeutes opposant des centaines de manifestants pro-gouvernement aux supporters du Jamaat-e-Islami, le plus grand parti islamiste du Bangladesh, sur un marché du district de Gaibandha (nord), a indiqué à l'AFP le chef de la police locale, Nahidul Islam.

La sécurité a été renforcée et des milliers de garde-frontières déployés dans les grandes villes en prévision de la grande prière hebdomadaire du vendredi.

Plusieurs manifestations annoncées ont été interdites et les responsables de la plus grande mosquée du pays, Baitul Mokarram, ont condamné plusieurs de ses accès afin de limiter l'affluence.

La condamnation de Delwar Hossain Sayedee, vice-président du Jamaat, par le controversé "Tribunal international des crimes" du Bangladesh (ICT), avait déclenché la colère de ses partisans jeudi à Dacca.

L'accusé septuagénaire a été reconnu coupable de huit chefs d'accusation, dont le meurtre, le viol et la conversion forcée d'hindous à l'Islam au cours de la guerre sanglante de 1971 entre le Bangladesh et le Pakistan dont il n'était alors qu'une province connue sous le nom de Pakistan oriental.

Des troubles ont aussitôt éclaté et la confrontation entre manifestants et forces de l'ordre a fait au moins 35 morts, dont cinq policiers, et 300 blessés, d'après un décompte de l'AFP obtenu à partir des rapports de police de 15 districts.

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